BOCI anticipe un pic des prix du pétrole en pariant sur une désescalade à Ormuz
Bank of China International (BOCI) estime que les prix du pétrole, qui ont dépassé les 100 dollars le baril, pourraient avoir atteint leur sommet. Cette analyse repose sur l'hypothèse de base de la banque selon laquelle le blocus actuel du détroit d'Ormuz sera résolu dans un délai d'un mois. Si cette désescalade se produit, BOCI prévoit une "chute drastique" des prix. La firme a réitéré sa note Neutre sur l'industrie pétrolière chinoise et a suggéré aux investisseurs d'envisager de prendre leurs bénéfices suite à la récente flambée des prix due aux tensions géopolitiques.
CNOOC en tête des revalorisations avec un nouvel objectif de 33 dollars
Malgré ses perspectives prudentes sur le secteur, BOCI a relevé les objectifs de prix de trois grandes entreprises énergétiques chinoises. CNOOC (00883.HK) a vu son objectif de prix augmenter significativement de 25,06 dollars à 33 dollars, avec une note d'Achat réitérée. BOCI a noté qu'en tant que producteur en amont pur, CNOOC bénéficie directement des prix du pétrole plus élevés, et sa forte proportion de production à l'étranger contribue à diluer l'impact financier de la taxe chinoise sur les bénéfices exceptionnels. PETROCHINA (00857.HK) a également bénéficié d'une hausse de son objectif de prix de 9,62 dollars à 11,62 dollars, reflétant une augmentation de 49 % de ses prévisions de bénéfices pour 2026. SINOPEC CORP (00386.HK) a vu son objectif relevé de 4,21 dollars à 5,12 dollars, bien que sa note reste à Conserver, BOCI anticipant qu'elle connaîtra la plus forte baisse de bénéfices parmi ses pairs en 2025.
L'avis des analystes contraste avec la panique du marché concernant le pétrole à 100 dollars
La perspective de BOCI offre un contrepoint notable à l'anxiété généralisée du marché qui a propulsé les prix du pétrole à des sommets pluriannuels. Le 17 mars, les contrats à terme sur le Brent ont augmenté de 2,7 % pour atteindre 102,95 dollars le baril alors que le conflit perturbant le détroit d'Ormuz – un point de passage crucial pour environ 25 % du commerce maritime mondial de pétrole – s'intensifiait. Cette perturbation a contraint de grands producteurs comme les Émirats arabes unis à réduire leur production de plus de la moitié et a incité l'Agence internationale de l'énergie (AIE) à autoriser la libération de réserves stratégiques pour stabiliser le marché.