Publicis met fin au partenariat, menaçant plus de 10 % des revenus
The Trade Desk subit le contrecoup de la perte d'un client clé après que le géant mondial de la publicité Publicis Groupe a mis fin à son partenariat privilégié de plateforme côté demande. Cette décision fait suite à un audit tiers accablant réalisé par FirmDecisions, qui a conclu que The Trade Desk avait facturé des frais inappropriés, des majorations non autorisées sur les coûts médiatiques et avait automatiquement inscrit des clients à des fonctionnalités payantes sans leur consentement. Publicis représentait une source de revenus cruciale, comptant pour plus de 10 % du revenu brut de The Trade Desk en 2024 et 2025. Bien que The Trade Desk ait contesté les conclusions, invoquant des obligations de confidentialité, le départ d'un partenaire aussi important constitue un défi majeur pour son modèle économique et soulève la crainte que d'autres clients majeurs n'entament des audits similaires.
L'action chute de 13 % alors que les analystes réduisent leurs objectifs de prix
La réaction des investisseurs à la sortie de Publicis a été sévère et immédiate. Les actions de The Trade Desk (NASDAQ: TTD) ont chuté de 7,42 % pour clôturer à 25,07 dollars le mardi 17 mars, et ont poursuivi leur déclin avec une baisse de 5,42 % à 23,65 dollars lors des échanges avant l'ouverture du marché mercredi. L'effondrement sur deux jours prolonge une période difficile pour l'entreprise, dont l'action a déjà baissé de 32 % depuis le début de 2026. En réponse à cette nouvelle, la banque d'investissement Stifel a dégradé l'action de "Acheter" à "Conserver" et a réduit son objectif de prix de près de moitié, passant de 48 dollars à 26 dollars. Cette décision reflète une communauté d'analystes divisée, où RBC Capital reste optimiste avec un objectif de 40 dollars, tandis que Jefferies et Wedbush adoptent des positions plus prudentes avec des objectifs respectifs de 22 et 23 dollars.
L'achat d'actions de 148 millions de dollars par le PDG ne parvient pas à rassurer le marché
La liquidation a eu lieu malgré des nouvelles qui auraient pu autrement soutenir la confiance des investisseurs. Les dépôts réglementaires du début mars ont révélé que le PDG Jeffrey Green avait acheté environ 6,4 millions d'actions pour environ 148 millions de dollars. Cet important achat par un initié, couplé aux rumeurs de pourparlers de partenariat préliminaires avec OpenAI, n'a pas suffi à contrecarrer les préoccupations fondamentales soulevées par l'audit de Publicis. Le marché a priorisé le risque immédiat de perte de revenus et le potentiel de nouvelles défections de clients par rapport à ces signaux positifs à plus long terme, signalant une profonde incertitude quant aux perspectives de croissance à court terme de l'entreprise.