L'EUR/USD chute à 1.1415 en raison de la demande de valeur refuge
L'euro s'est fortement affaibli après le lancement d'opérations militaires par les États-Unis et Israël contre l'Iran, déclenchant une fuite significative vers la sécurité parmi les investisseurs mondiaux. La demande d'actifs refuges a fait grimper le dollar américain, provoquant la chute du taux de change Euro contre Dollar (EUR/USD) à un plus bas de sept mois de 1.1415 la semaine dernière. La paire de devises a depuis lors effectué une reprise timide juste au-dessus de 1.15, mais le sentiment reste baissier pour l'euro alors que le conflit s'intensifie.
Le conflit interrompt l'exportation quotidienne de 3,4 millions de barils de pétrole
L'impact économique du conflit s'étend profondément aux marchés de l'énergie, centré sur la perturbation dans le détroit d'Ormuz, un point de passage critique pour un cinquième de l'approvisionnement mondial en pétrole. Le ministre irakien du Pétrole, Hayan Abdul-Ghani, a confirmé que les exportations de pétrole du pays, qui s'élevaient auparavant en moyenne à 3,4 millions de barils par jour, ont cessé depuis le début de la guerre. Pour contrer le choc de l'offre et freiner les prix, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a déjà libéré 400 millions de barils de ses stocks d'urgence, avec 1,4 milliard de barils supplémentaires disponibles si nécessaire. Pendant ce temps, l'Irak tente d'atténuer ses pertes d'exportation en testant un pipeline vers la Turquie avec une capacité bien moindre de 200 000 à 250 000 barils par jour.
L'escalade des hostilités signale une volatilité prolongée du marché
Les opérations militaires se sont considérablement intensifiées, signalant que l'instabilité du marché est susceptible de persister. Depuis le début du conflit conjoint le 28 février, les forces américaines rapportent avoir frappé environ 7 000 cibles et détruit plus de 100 navires de guerre iraniens. Dans un développement majeur, Israël a confirmé avoir tué deux hauts responsables de la sécurité iraniens, Ali Larijani et le général Gholam Reza Soleimani. Ce niveau de conflit soutenu sous-tend l'environnement de "fuite des risques", pesant sur les actions et renforçant l'attrait du dollar américain en tant qu'actif refuge principal.