Un changement potentiel de direction à la Réserve fédérale pourrait déplacer l'accent d'un objectif d'inflation de 2 % vers une politique de « monnaie saine », suite à une hausse de 31 % des prix à la consommation depuis 2018.
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Un changement potentiel de direction à la Réserve fédérale pourrait déplacer l'accent d'un objectif d'inflation de 2 % vers une politique de « monnaie saine », suite à une hausse de 31 % des prix à la consommation depuis 2018.

L'audition de confirmation du candidat à la présidence de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, devrait remettre en question la politique de dépréciation monétaire de la banque centrale, qui a vu l'inflation cumulée dépasser 31 % sous le mandat de l'actuel président Jerome Powell. L'audition devant la commission bancaire du Sénat mettra l'accent sur l'objectif d'inflation de 2 % de la Fed et son impact sur la valeur du dollar.
« Accorder un pouvoir illimité aux agences gouvernementales pour résoudre les problèmes du monde ne correspond pas à mon tempérament », a déclaré M. Warsh en avril dernier lors des réunions de printemps annuelles du Fonds monétaire international à Washington. « Pour être crues, les institutions économiques doivent être dignes de confiance », a-t-il affirmé. « Pour être dignes de confiance, elles doivent prouver leur compétence. »
L'objectif officiel d'inflation de 2 % de la Fed, adopté en 2012, a contribué à une érosion significative du pouvoir d'achat du dollar. Depuis que Jerome Powell a pris ses fonctions en février 2018, l'indice des prix à la consommation a augmenté de plus de 31 %. Cela contraste vivement avec la vision des pères fondateurs d'une monnaie stable, citée par l'auteur de l'article, Judy Shelton, qui soutient qu'une monnaie qui se déprécie est « inconstitutionnelle ».
Un changement de direction à la Fed, passant de Powell à Warsh, pourrait représenter un changement monumental dans la politique monétaire américaine, passant d'un ciblage actif de l'inflation à une approche de « monnaie saine ». Cela pourrait avoir des implications profondes pour les taux d'intérêt, le dollar américain et les valorisations boursières, la décision de la commission bancaire du Sénat étant un catalyseur clé. Le taux actuel des fonds fédéraux n'est pas mentionné dans le texte fourni, et la date du dernier changement ainsi que les attentes implicites du marché ne sont pas non plus disponibles.
Le cœur du débat réside dans deux visions conflictuelles du mandat de la Réserve fédérale. La banque centrale opère actuellement sous un double mandat visant à promouvoir la « stabilité des prix » et l'emploi maximal, l'objectif d'inflation de 2 % étant jugé cohérent avec le premier. Cependant, cette politique de dépréciation monétaire intentionnelle a suscité des critiques pour son effet corrosif sur l'épargne et le pouvoir d'achat à long terme. Une baisse de 80 % de la valeur du dollar sur la durée de vie moyenne d'un Américain est la réalité mathématique d'un taux d'inflation soutenu de 2 %.
La perspective de M. Warsh, telle qu'exposée dans l'éditorial, s'aligne sur une vision plus classique de la monnaie en tant que réserve de valeur fiable. Cette philosophie, enracinée dans les principes des pères fondateurs américains, donne la priorité à la stabilité de l'unité monétaire elle-même, plutôt que d'utiliser la politique monétaire pour gérer activement l'économie. L'article pointe l'article I, section 8 de la Constitution, qui accorde au Congrès le pouvoir de réglementer la valeur de la monnaie, suggérant que le corps législatif a externalisé une responsabilité fondamentale à un organisme non élu.
L'audition de confirmation devrait approfondir ces questions fondamentales sur le rôle de la Réserve fédérale et la nature de la monnaie aux États-Unis. Les questions des législateurs se concentreront probablement sur le point de savoir si le cadre actuel de la Fed remplit ses obligations constitutionnelles et législatives, ou si une nouvelle direction, telle que défendue par M. Warsh, est nécessaire pour restaurer la stabilité à long terme du dollar.
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.