Pony.ai Inc. approfondit sa collaboration avec Nvidia Corp. en annonçant un contrôleur de conduite autonome de nouvelle génération doté d'une puissance de calcul de 4 000 billions d'opérations par seconde (TFLOPS) pour accélérer son offensive dans le déploiement à grande échelle de robotaxis de niveau 4. Le nouveau système, construit sur la plateforme DRIVE Hyperion de Nvidia, utilisera deux des futurs systèmes sur puce (SoC) DRIVE Thor reliés entre eux.
« Le contrôleur de domaine de nouvelle génération construit sur NVIDIA DRIVE Hyperion sera un catalyseur clé pour l'évolution continue de nos produits de conduite autonome L4 et aidera à accélérer la commercialisation à grande échelle », a déclaré le Dr James Peng, fondateur et PDG de Pony.ai, dans un communiqué.
Le nouveau contrôleur affiche une performance maximale combinée de 4 000 FP4 TFLOPS, un saut substantiel par rapport aux systèmes de génération actuelle de l'entreprise. Les robotaxis Gen-7 de Pony.ai, dont la production de masse a débuté en 2025, sont propulsés par un contrôleur de domaine utilisant quatre SoC Nvidia DRIVE AGX Orin. Bien qu'une comparaison directe soit complexe, une seule puce Orin fournit environ 254 TOPS, soulignant l'augmentation massive de performance que la configuration double-Thor offrira pour le traitement de modèles d'IA complexes et de données de capteurs provenant de caméras, lidars et radars.
Cette annonce signale une volonté de consolider la puissance de calcul et d'accroître l'efficacité alors que l'industrie est confrontée au coût élevé des systèmes autonomes L4. En s'appuyant sur la plateforme DRIVE Thor, conçue pour des applications de qualité automobile, Pony.ai vise à créer un système évolutif pouvant être déployé sur une large gamme de véhicules et d'applications, des robotaxis à la logistique et au balayage robotisé, soutenant ainsi son activité croissante de contrôleurs de domaine.
Thor vs Orin : Un saut générationnel
Le cœur de la nouvelle plateforme est le DRIVE Thor de Nvidia, le successeur du SoC Orin largement adopté. Thor intègre l'architecture GPU Blackwell, conçue pour les modèles transformateurs et les grands modèles de langage, qui deviennent de plus en plus critiques pour la compréhension de scénarios complexes dans la conduite autonome. L'utilisation de NVLink pour connecter deux SoC Thor leur permet de fonctionner comme un seul ordinateur puissant, permettant un partage de données à haute vitesse avec une faible latence. Cette architecture est cruciale pour la fusion multi-capteurs et la prise de décision en temps réel requises pour un fonctionnement entièrement sans conducteur dans des environnements urbains denses. Pony.ai s'attend à ce que la plateforme supporte diverses configurations, y compris des versions à puce unique pour des applications moins exigeantes, offrant ainsi un portefeuille de solutions pour différents segments de marché.
La voie vers la commercialisation
Ce développement est une étape critique dans la stratégie de Pony.ai pour atteindre la rentabilité et étendre son service de robotaxis. La société a déjà atteint le seuil de rentabilité économique unitaire dans deux grandes villes chinoises et vise à porter sa flotte à plus de 3 000 véhicules d'ici la fin de 2026. L'augmentation de la puissance de calcul et les gains d'efficacité potentiels du système basé sur Thor sont essentiels pour améliorer la sécurité, la fiabilité et le domaine opérationnel de sa flotte autonome. La collaboration place également Pony.ai en position de force face à des concurrents comme Apollo de Baidu et la firme de camions autonomes TuSimple, qui développent également leurs propres solutions de calcul haute performance. La production de masse et le déploiement réussis de ce nouveau contrôleur seront un jalon clé à surveiller dans la course à la commercialisation de la technologie de conduite autonome.
Cet article est à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.