Les actions des compagnies aériennes américaines ont chuté vendredi après que le directeur général de Delta Air Lines Inc. (DAL), Ed Bastian, a fustigé le Congrès américain pour la fermeture partielle prolongée du gouvernement, avertissant de perturbations majeures des voyages à mesure que les pénuries de personnel à la Transportation Security Administration (TSA) s'aggravent. Ces commentaires ont amplifié les inquiétudes des investisseurs concernant la hausse des coûts opérationnels et la baisse des revenus du secteur.
« Nous sommes plus que frustrés », a déclaré Ed Bastian, directeur général de Delta Air Lines, dans un communiqué le 3 avril 2026. « L'inaction persistante au Congrès sème le chaos dans nos aéroports, avec des files d'attente de sécurité inacceptables et des retards de vols qui impactent des millions de nos clients. »
L'indice NYSE Arca Airline (XAL), une référence clé pour le secteur, a reculé de 1,2 % lors des transactions de l'après-midi. L'action Delta a chuté de 1,5 % à 48,50 $, tandis que sa rivale American Airlines Group Inc. (AAL) a décliné de 1,8 % à 14,20 $, et United Airlines Holdings Inc. (UAL) a glissé de 2,1 % à 42,75 $. Ce mouvement de vente reflète le sentiment baissier du marché alors que les effets de la fermeture se propagent dans l'industrie aéronautique.
Le cœur de la perturbation provient des agents de la TSA, qui sont tenus de travailler sans solde pendant la fermeture, ce qui entraîne des taux d'absentéisme plus élevés que la normale. Cela s'est traduit par des temps d'attente à la sécurité nettement plus longs dans les grands hubs, certains voyageurs signalant des retards de plus de 90 minutes. La pression opérationnelle force les compagnies aériennes à gérer un nombre croissant de retards et d'annulations de vols, ce qui affecte directement leur efficacité opérationnelle et la confiance des passagers.
Turbulences financières à l'horizon
L'impasse à Washington menace d'infliger des dommages financiers plus profonds aux compagnies aériennes si elle se poursuit. L'industrie entre dans la saison des voyages de printemps, plus chargée, où les perturbations pourraient affecter environ 2 millions de passagers par jour. Les analystes préviennent qu'un chaos prolongé pourrait mener à des révisions à la baisse des prévisions de bénéfices trimestriels. L'augmentation des coûts liés aux perturbations de vols et la perte potentielle de revenus due aux passagers choisissant de retarder ou d'annuler leurs projets de voyage représentent une menace significative pour les résultats des transporteurs. Le sentiment est globalement baissier pour le secteur jusqu'à ce qu'une résolution soit trouvée.
Cet article est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.