Une nouvelle proposition visant à plafonner les prestations de Sécurité sociale à 100 000 $ pour les plus hauts revenus du pays relance le débat sur la manière de combler le déficit financier imminent du programme.
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Une nouvelle proposition visant à plafonner les prestations de Sécurité sociale à 100 000 $ pour les plus hauts revenus du pays relance le débat sur la manière de combler le déficit financier imminent du programme.

Un groupe de réflexion de Washington a proposé de plafonner les prestations annuelles de Sécurité sociale à 100 000 $ pour les couples afin d'aider à consolider les finances du programme, qui risque l'insolvabilité dans moins d'une décennie. Le plan du Comité pour un budget fédéral responsable (CRFB) intervient alors que les administrateurs de la Sécurité sociale prévoient que le fonds de réserve de retraite sera épuisé d'ici 2032, ce qui déclenchera une baisse automatique de 24 % des prestations pour tous les bénéficiaires.
« Lorsqu'il a signé la loi sur la Sécurité sociale en 1935, le président de l'époque, Franklin Delano Roosevelt, a déclaré que le programme devait fournir "au moins une certaine mesure de protection au citoyen moyen et à sa famille... contre une vieillesse frappée par la pauvreté" », a écrit Maya MacGuineas, présidente du CRFB, dans un commentaire pour Barron's. « Pour protéger ceux qui comptent vraiment sur la Sécurité sociale de cette réduction drastique de revenus, le pays doit faire des choix difficiles, et rapidement. »
La proposition de « limite à six chiffres » plafonnerait les prestations combinées à 100 000 $ pour les couples et à 50 000 $ pour les retraités célibataires qui demandent leur pension à l'âge de la retraite à taux plein (67 ans). Selon le CRFB, cela affecterait initialement moins de 2 % des quelque 56 millions de bénéficiaires, et pourrait combler un cinquième du déficit de solvabilité sur 75 ans du programme, économisant environ 100 milliards de dollars au cours des 10 premières années.
Sans changements, un couple de 60 ans prenant sa retraite en 2033 ferait face à une baisse immédiate de 18 400 $ lors de sa première année de retraite en raison des réductions automatiques. Le plafond proposé vise à prévenir ces baisses généralisées en ciblant les prestations des retraités les plus riches, qui peuvent actuellement recevoir un total combiné de 100 000 $ de prestations annuelles si les deux conjoints ont gagné le revenu imposable maximum pendant 35 ans.
Le plafond proposé s'appliquerait aux retraités les plus riches, le CRFB notant que le groupe initial concerné serait les 0,05 % supérieurs des couples retraités, détenant une fortune moyenne d'au moins 65 millions de dollars. Le plafond serait ajusté en fonction de l'âge de la demande et indexé sur l'inflation au fil du temps. Le comité soutient que cela rend le changement progressif, 90 % des économies d'ici 2060 provenant du cinquième des retraités les plus riches, avec pratiquement aucun impact sur les 70 % de ménages les plus modestes.
Actuellement, la prestation mensuelle la plus élevée qu'un individu peut recevoir est de 5 181 $, ce qui nécessite 35 ans de revenus au revenu imposable maximum (184 500 $ en 2026) et d'attendre l'âge de 70 ans pour prendre sa retraite. Le plan du CRFB réduirait les prestations moyennes d'environ 5 % pour les 1 % de bénéficiaires les plus riches, tout en laissant les 90 % inférieurs inchangés.
Le plafond à six chiffres n'est qu'une des nombreuses idées débattues pour remédier au déficit de la Sécurité sociale. Les défenseurs des retraités ont exprimé leur crainte que tout plafond de prestations ne représente une pente glissante, mais d'autres propositions impliquent également des changements importants.
Une alternative populaire consiste à relever ou à supprimer le plafond des revenus soumis aux taxes de Sécurité sociale, actuellement fixé à 184 500 $ pour 2026. La suppression totale du plafond pourrait combler environ 68 % du déficit de financement, selon le CRFB. D'autres options incluent l'augmentation du taux de la taxe sur les salaires de 12,4 %, le report de l'âge de la retraite à taux plein au-delà de 67 ans, ou la modification de la formule de calcul des ajustements au coût de la vie.
Cet article est destiné à des fins d'information uniquement et ne constitue pas un conseil en investissement.