Evercore ISI prévoit une chute du S&P 500 à 6 150 points
Julian Emanuel, expert senior chez Evercore ISI, a averti le 30 mars 2026 que l'escalade du conflit en Iran pourrait faire chuter le S&P 500 à 6 150 points. Une telle baisse placerait l'indice de référence fermement en territoire de correction, défini comme une chute de 10% par rapport à son récent sommet. Cet avertissement fait suite à une forte baisse du marché où le Dow Jones Industrial Average a plongé de 792 points et le S&P 500 a perdu 1,7%, les principaux indices atteignant leurs plus bas niveaux en plus de six mois, le risque géopolitique ayant étouffé l'appétit des investisseurs.
L'analyste prévoit d'acheter après une baisse de 3%, ciblant la technologie
Malgré la prévision baissière, Emanuel présente la faiblesse potentielle du marché comme une opportunité d'achat significative. Il a déclaré le 30 mars qu'Evercore ISI a l'intention d'engager plus de capitaux dans les actions si le S&P 500 chute de 3% supplémentaires pour atteindre son objectif de 6 150 points. La firme cherche à saisir les actions technologiques à grande capitalisation et d'intelligence artificielle sous-évaluées.
C'est une opportunité d'achat selon nous.
— Julian Emanuel, Directeur général senior, Evercore ISI.
Emanuel a noté que ces entreprises offrent des flux de revenus visibles et se négocient à des valorisations attractives. Il a souligné que le ratio cours/bénéfices du Nasdaq 100 est à un niveau relativement bas par rapport au S&P 500, signalant un point d'entrée stratégique pour les investisseurs capables de tolérer la volatilité à court terme.
Le S&P 500 devrait rebondir de 22% pour atteindre 7 750 points
La prudence à court terme d'Emanuel fait place à une perspective à long terme fortement haussière. Il maintient un objectif de prix de fin d'année de 7 750 points pour le S&P 500, ce qui représente un bond de 22% par rapport au cours de clôture du 30 mars. Le scénario de base de l'analyste anticipe un puissant rebond du marché suite à une percée politique sur l'Iran, établissant des parallèles avec la reprise du marché après le « caprice tarifaire » de l'année précédente. Il identifie le 6 avril comme un point d'inflexion potentiel, date à laquelle une décision politique concernant les installations énergétiques iraniennes pourrait changer la donne pour les prix du pétrole et, par conséquent, pour Wall Street.