L'action chute de 20,87% suite à des allégations de partenariat Microsoft contestées
Richtech Robotics Inc. (NASDAQ: RR) fait face à une action collective après l'effondrement de son action suite à des allégations selon lesquelles la société aurait falsifié un partenariat avec Microsoft. La principale allégation de la poursuite est que Richtech a fait des déclarations matériellement fausses et trompeuses en affirmant avoir une relation collaborative et commerciale avec le géant de la technologie alors qu'aucun tel accord n'existait. Les allégations couvrent une période de recours collectif du 27 janvier 2026 au 29 janvier 2026 à 12:00 UTC-5.
Le marché a réagi vivement après qu'un rapport de Hunterbrook a remis en question la validité de la collaboration annoncée. Le 29 janvier 2026, l'action ordinaire de Richtech a chuté de 1,06 dollar par action, soit une baisse de 20,87%, pour clôturer à 4,02 dollars. Cette forte baisse a effacé une valeur actionnariale significative et a déclenché l'action en justice.
Des cabinets d'avocats lancent une action collective citant des violations du Securities Exchange Act
Suite à la chute de l'action, plusieurs cabinets d'avocats, dont The DJS Law Group, Faruqi & Faruqi, et Rosen Law Firm, ont annoncé une action collective contre Richtech. La poursuite allègue des violations des Sections 10(b) et 20(a) du Securities Exchange Act de 1934 et de la Règle 10b-5 de la SEC, qui sont des dispositions anti-fraude fondamentales du droit boursier américain. Ces lois interdisent les actes trompeurs en relation avec l'achat ou la vente de titres.
Les cabinets encouragent les actionnaires qui ont acheté des actions RR pendant la période de recours collectif spécifiée à se manifester. Le tribunal a fixé au 3 avril 2026 la date limite pour qu'un investisseur dépose une motion afin d'être désigné comme demandeur principal. Cette partie représentative dirigerait le litige au nom de tous les membres de la classe affectés.
La poursuite s'appuie sur la "responsabilité pour complot" en vertu de la règle 10b-5 de la SEC
L'action en justice contre Richtech semble s'appuyer sur le principe de la "responsabilité pour complot" (scheme liability), un concept renforcé par l'affaire de la Cour suprême de 2019 Lorenzo v. SEC. Cette doctrine juridique permet d'engager la responsabilité même si un individu ou une entité n'a pas techniquement "fait" la fausse déclaration elle-même, mais a participé à un "complot" plus large visant à frauder les investisseurs. En fabriquant prétendument une relation commerciale clé, la poursuite soutient que Richtech s'est engagée dans un acte trompeur destiné à gonfler ses perspectives opérationnelles et, par conséquent, le prix de son action. Cette approche élargit la portée de la responsabilité au-delà des simples déclarations erronées, en se concentrant sur la conduite frauduleuse globale.