L'action HTGC chute de 7,9 % après un rapport critique
Les actions de la société de crédit privé Hercules Capital (NYSE: HTGC) ont chuté de 1,22 $, soit une baisse de 7,9 %, pour clôturer à 14,21 $ le 27 février 2026. Cette chute a effacé une valeur de marché significative après que le média d'investissement Hunterbrook Media ait publié un rapport critique intitulé « Le mythe d'Hercule Capital ». Le rapport a directement remis en question l'intégrité du processus d'approvisionnement en transactions et d'origination de prêts de la société.
L'allégation centrale de Hunterbrook, basée sur les témoignages d'anciens employés, est que le processus de diligence raisonnable réputé d'Hercule impliquait simplement de copier des transactions publiées sur le site web de Google Ventures. Cette affirmation frappe au cœur de la proposition de valeur des sociétés de développement d'affaires (BDC), qui repose sur un flux d'affaires propriétaire et une vérification rigoureuse pour générer des rendements pour les investisseurs.
Un procès accuse l'entreprise d'avoir exagéré la santé de son portefeuille
À la suite du rapport, plusieurs cabinets d'avocats ont déposé un recours collectif en valeurs mobilières contre Hercule Capital. La plainte représente les investisseurs qui ont acheté des titres entre le 1er mai 2025 et le 27 février 2026. Selon la plainte, la société et ses dirigeants ont fait des déclarations matériellement fausses et trompeuses concernant la santé opérationnelle et financière de l'entreprise.
Le procès allègue qu'Hercule a non seulement exagéré sa diligence en matière d'approvisionnement en transactions, mais aussi son processus d'évaluation de portefeuille. Plus précisément, le rapport Hunterbrook a jeté le doute sur la valeur comptable de la société, notant qu'Hercule évalue sa dette logicielle « à 100 cents le dollar » alors même que des milliards de dettes dans le secteur des logiciels sont tombées en territoire de détresse. Ces allégations suggèrent que les évaluations de portefeuille rapportées par la société pourraient ne pas avoir reflété les risques sous-jacents, induisant les investisseurs en erreur sur l'état réel de ses actifs.