Les revenus futurs justifient une allocation de 100% en actions pour les jeunes investisseurs
Une nouvelle formule du professeur de finance de Yale, James Choi, propose un changement significatif dans l'allocation d'actifs en traitant les revenus futurs à vie comme une obligation importante et stable. Cette perspicacité centrale suggère que les jeunes investisseurs peuvent absorber davantage de risques de marché car leur "actif" principal — des décennies de revenus futurs — n'est pas fortement corrélé avec les rendements boursiers.
Pour un jeune de 25 ans gagnant 70 000 dollars par an avec 25 000 dollars à investir, la formule recommande une allocation de 100% en actions. Cela contraste fortement avec la règle "100 moins l'âge", qui suggérerait 75% en actions, et l'allocation de 91% d'un fonds de date cible Vanguard 2065 typique. Comme le note Choi, "vous avez encore 30 ans de salaires qui vous parviennent, vous pouvez donc réellement absorber cette perte — sans problème."
L'allocation chute à 53% lorsque la richesse des ménages double
Le modèle ajuste dynamiquement ses recommandations en fonction de l'âge de l'investisseur et de la richesse accumulée. Pour un couple hypothétique de 50 ans avec un revenu combiné de 160 000 dollars et 400 000 dollars d'actifs investissables, la formule suggère une allocation de 88% en actions. Cela reste plus agressif que les 50% recommandés par la règle "100 moins l'âge".
Cependant, si le patrimoine net investissable de ce même couple double pour atteindre 800 000 dollars, l'exposition aux actions recommandée par la formule chute brusquement à 53%. Ce changement se produit parce que le risque de marché affecte désormais une proportion beaucoup plus importante de leurs ressources totales à vie. "C'est plus conservateur lorsque vous avez plus d'argent épargné", explique Choi, soulignant la sensibilité du modèle à la situation financière d'un investisseur plutôt qu'à son âge seulement.
Le nouveau modèle surpasse la règle "100 moins l'âge" par 33 fois en termes d'utilité
L'objectif de la formule n'est pas de maximiser les rendements bruts mais l'"utilité" qu'un investisseur tire des dépenses à vie. Les recherches de l'article de Choi montrent que pour un jeune de 22 ans, la formule entraîne une perte d'utilité de seulement 0,06% par rapport à un portefeuille théoriquement parfait. En comparaison, la règle traditionnelle "100 moins votre âge" produit 2% d'utilité en moins — un résultat plus de 33 fois inférieur.
Malgré sa sophistication, le modèle a des limites. Il repose sur la prévision des revenus futurs et des rendements du marché, ce qui est intrinsèquement incertain. En outre, son itération actuelle ne tient pas compte des actifs et passifs majeurs comme l'équité immobilière ou la dette hypothécaire, des facteurs qui sont également exclus de nombreuses directives d'investissement courantes.