Les États-Unis confirment le naufrage de la frégate iranienne le 4 mars
L'armée des États-Unis a confirmé que son sous-marin d'attaque rapide avait coulé la frégate IRIS Dena de la Marine iranienne le 4 mars, marquant une grave escalade du conflit. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que le navire de guerre avait été touché par une torpille lourde Mk 48 dans l'océan Indien, au sud du Sri Lanka. Les responsables du Pentagone ont noté qu'il s'agissait du premier naufrage d'un combattant ennemi par une torpille sous-marine depuis 1945. Au 15 mars, les restes de 84 soldats iraniens décédés à bord du navire avaient été transportés à Téhéran.
Cette frappe s'inscrit dans le cadre d'une offensive plus large des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a débuté le 28 février. Les responsables militaires américains ont signalé la destruction de plus de 20 navires de guerre iraniens, neutralisant ainsi de fait la présence navale majeure de l'Iran dans la région. En réponse, l'Iran a averti de représailles et a déjà lancé des frappes sur des bases militaires américaines à Abu Dhabi et à Bahreïn.
Les prix du pétrole explosent de plus de 40% suite à la perturbation d'Ormuz
Le conflit militaire croissant a plongé les marchés mondiaux de l'énergie dans le chaos, poussant les prix du pétrole brut à augmenter de plus de 40% en seulement 15 jours. Les prix sont passés d'environ 73 dollars le baril le 27 février à environ 103 dollars à la mi-mars. Le principal moteur est la perturbation du transport maritime à travers le détroit d'Ormuz, un point d'étranglement pour une grande partie des expéditions mondiales de pétrole et de GNL.
Selon les estimations de Kpler, les perturbations de l'approvisionnement en brut du Moyen-Orient ont atteint 8 millions de barils par jour (Mb/j) le 13 mars. Les analystes avertissent que ce chiffre pourrait grimper à 10 Mb/j d'ici la fin du mois si le passage reste obstrué. La perturbation a également eu un impact sur les infrastructures pétrolières, avec des rapports faisant état d'un arrêt de certaines opérations au terminal pétrolier de Fujairah aux Émirats arabes unis suite à une attaque.
Les actions mondiales chutent alors que les investisseurs fuient le risque
Les marchés financiers ont réagi par une forte liquidation alors que les investisseurs se réfugiaient vers les actifs refuges. L'indice de référence BSE Sensex de l'Inde offre un exemple clair des retombées, plongeant de 4 354 points, soit 5,51%, en une seule semaine. L'indice a chuté de 8,27% depuis l'escalade du conflit le 28 février.
Ce sentiment d'aversion au risque est également attesté par des sorties massives de capitaux des marchés émergents. Les investisseurs institutionnels étrangers ont retiré 5,73 milliards de dollars des actions indiennes au cours des deux premières semaines de mars seulement. Les investisseurs surveillent désormais de près les développements géopolitiques futurs et les réponses politiques ultérieures des banques centrales mondiales, y compris la Réserve fédérale américaine.