Les responsables américains signalent un risque de guerre élevé après le briefing du 24 février
De hauts responsables américains ont averti mardi les dirigeants du Congrès d'une forte probabilité de guerre avec l'Iran, envoyant un signal clair aux marchés mondiaux. Suite au briefing du secrétaire d'État Marco Rubio et du directeur de la CIA John Ratcliffe, les législateurs ont fait part du risque accru de conflit, créant un contexte tendu pour les négociations diplomatiques qui devraient reprendre jeudi. Le président Donald Trump a rassemblé une force militaire significative dans la région, mais ses déclarations publiques ont oscillé entre la recherche d'un accord nucléaire limité et la poursuite d'un changement de régime plus large, amplifiant l'incertitude du marché. Les investisseurs surveillent désormais de près toute escalade susceptible de provoquer une forte augmentation des prix du pétrole brut et une fuite vers les valeurs refuges.
L'Iran étend son arsenal avec un accord de missiles russes de 500 millions d'euros
La position américaine se durcit alors que l'Iran renforcerait ses capacités militaires. Un rapport du Financial Times a détaillé un accord secret de 500 millions d'euros pour que l'Iran acquière des missiles avancés de la Russie, tandis que Reuters a noté que Téhéran était également proche d'acheter des missiles antinavires supersoniques à la Chine. Ces mouvements aggravent les inquiétudes concernant la reprise du programme nucléaire iranien et son historique d'agression régionale, qui, selon l'administration, inclut une attaque en juin impliquant plus de 500 missiles balistiques contre Israël et le meurtre de milliers de ses propres citoyens. Pour Washington, ces actions justifient une politique plus énergique, considérant le moment actuel comme une opportunité rare de contrer un adversaire affaibli.
Le débat interne américain sur l'exécution du plan de guerre refait surface
L'incertitude quant au conflit potentiel augmente au sein même de l'administration Trump. Le président des chefs d'état-major interarmées, le général Dan Caine, aurait exprimé des inquiétudes concernant les risques d'une frappe militaire. Pendant ce temps, l'amiral Brad Cooper, chef du Commandement Central, a préparé un plan de guerre étendu visant les actifs militaires iraniens mais, à compter de mardi, n'avait pas encore informé directement le président Trump de ses spécificités. Les responsables de l'administration favorables à l'action estiment qu'un retard permettrait à l'Iran de se réarmer et de gaspiller un avantage stratégique. Ce débat interne sur le calendrier et la stratégie introduit un risque d'exécution significatif, laissant les investisseurs peser la possibilité d'une campagne rapide et décisive contre celle d'une guerre prolongée et imprévisible.