Campagne aérienne détruit des centaines d'actifs, réduit les lancements de 86%
Une campagne aérienne conjointe des États-Unis et d'Israël, lancée fin février, a gravement dégradé les capacités de missiles de l'Iran, entraînant une baisse rapportée de 86% des lancements de missiles en seulement quatre jours, selon le Commandement central américain. L'opération cible le vaste réseau iranien de « villes de missiles » souterraines, frappant les lanceurs au moment où ils émergent et bombardant les entrées des bunkers pour y ensevelir les armes. « Nous chassons les derniers lanceurs de missiles balistiques iraniens pour éliminer ce que je caractériserais comme leur capacité de missiles balistiques persistante », a déclaré l'amiral Brad Cooper, le plus haut commandant américain au Moyen-Orient, confirmant la destruction de centaines de missiles, de lanceurs et de drones.
Les images satellite fournissent des preuves claires de l'efficacité de la campagne. Des photos du 2 mars montrent les restes détruits de lanceurs de missiles mobiles près de Chiraz, avec un panache rougeâtre indiquant une fuite de carburant à l'acide nitrique d'un missile endommagé. Près d'Ispahan, des images du 1er et du 2 mars montrent d'abord une frappe manquée sur un lanceur suivie d'un intense bombardement des entrées de tunnels. Des dommages similaires aux routes d'accès et aux entrées ont été photographiés sur des installations près de Kermanchah et Tabriz, confirmant un effort généralisé et systématique pour neutraliser les bases.
La stratégie des « villes de missiles » de l'Iran devient une faille critique
La stratégie iranienne, vieille de plusieurs décennies, de cacher son arsenal dans des bunkers souterrains fortifiés, s'avère désormais être une vulnérabilité fondamentale. En concentrant ses actifs dans des emplacements fixes et connus, Téhéran les a rendus plus faciles à surveiller et à attaquer pour ses adversaires. Les défenses aériennes iraniennes étant largement neutralisées, les forces américaines et israéliennes peuvent maintenir une surveillance persistante et frapper avec précision lorsque l'activité de missile est détectée.
Ce qui était autrefois mobile et difficile à trouver n'est plus mobile et est plus facile à atteindre.
— Sam Lair, chercheur associé au James Martin Center for Nonproliferation Studies.
Cet échec stratégique est aggravé par le défi technique de la réutilisation des silos souterrains, ce qui a forcé l'Iran à dépendre de lanceurs mobiles qui doivent sortir des bunkers pour tirer, les exposant ainsi aux attaques. Bien que les analystes estiment que l'Iran pourrait garder ses missiles à longue portée les plus avancés en réserve, la campagne actuelle a paralysé sa capacité à mener des frappes conventionnelles soutenues. La structure de commandement décentralisée pourrait permettre la poursuite d'attaques sporadiques, mais l'efficacité de sa force de missiles principale a été décisivement compromise.