Les États-Unis déclenchent des frappes de « plus haute intensité » alors que le Brent chute de 6.8%
Les États-Unis ont intensifié leur campagne militaire contre l'Iran le 10 mars, le Secrétaire à la Défense annonçant le déploiement du plus grand nombre d'avions de chasse et de bombardiers de l'opération pour les frappes de « plus haute intensité » à ce jour. En réponse, l'Iran a lancé son opération « Vraie Promesse 4 », utilisant des missiles à guidage de précision avec des ogives dépassant une tonne pour cibler les actifs militaires américains et israéliens. Malgré l'escalade militaire significative, qui ferait généralement monter les prix du pétrole, les contrats à terme sur le pétrole brut Brent ont défié les attentes et ont chuté de 6.8%.
Des signaux contradictoires émanent des dirigeants politiques
La réaction inhabituelle du marché reflète la profonde incertitude créée par des déclarations contradictoires de leaders clés. Alors que le Pentagone intensifiait son offensive, l'ancien président Donald Trump a signalé une possible issue diplomatique, déclarant qu'il avait entendu dire que l'Iran était « très désireux de négocier » et que des pourparlers étaient possibles « selon les conditions ». Ce ton conciliant a été immédiatement contrecarré par le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a déclaré sur les médias sociaux : « Nous ne chercherons jamais un cessez-le-feu. » Il a affirmé que l'Iran avait l'intention de briser le cycle « guerre-négociation-cessez-le-feu » pour donner une leçon durable aux agresseurs, laissant les investisseurs déchiffrer des intentions contradictoires.
Trump face à la pression intérieure concernant la hausse des coûts du carburant
Les messages mitigés de l'administration américaine semblent liés à une pression politique intérieure croissante. Selon les rapports, les conseillers de Trump l'ont exhorté en privé à trouver une stratégie de sortie du conflit, craignant les retombées politiques de la flambée des prix du pétrole avant les élections de mi-mandat de novembre. Les inquiétudes montent au sein du parti républicain concernant une éventuelle flambée du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, ce qui augmenterait les prix de l'essence et mettrait à mal les budgets des ménages. Les sondages d'opinion montrant qu'une majorité d'Américains s'opposent à la guerre, l'administration peine à équilibrer l'action militaire avec la stabilité économique.