La hausse de quote-part proposée réduit le pouvoir de veto américain à 38%
L'administration Trump est confrontée à une décision critique dans son prochain budget de 2027 concernant une augmentation de 50 % des quotes-parts des membres du Fonds Monétaire International (FMI). Bien que le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, ait promu ce plan comme un simple "échange d'actifs monétaires" sans dépense budgétaire nette, ce changement entraînerait une perte substantielle de l'influence américaine. La proposition, approuvée pour la première fois par les membres du FMI en décembre 2023, vise à augmenter les ressources permanentes du fonds. Cependant, elle y parvient en réduisant la dépendance à l'égard des mécanismes d'endettement tels que les "nouveaux accords d'emprunt", sur lesquels Washington exerce un contrôle plus important. Le résultat direct est un changement structurel qui diminue la surveillance américaine. Le pouvoir de veto des États-Unis, qui s'applique actuellement à environ 60 % des ressources totales du FMI, chuterait à seulement 38 % si l'augmentation des quotes-parts était ratifiée par le Congrès.
Le changement de politique renforce le rôle de la Chine en tant que créancier mondial
Une réduction du contrôle américain sur le financement du FMI profite directement aux objectifs stratégiques de la Chine. Avec un veto américain diminué, le FMI pourrait déployer plus libéralement des plans de sauvetage aux pays en difficulté financière. Cela est significatif car la Chine est le plus grand créancier unique de beaucoup de ces nations en développement. Par conséquent, les fonds du FMI pourraient être utilisés pour soutenir les pays ayant des difficultés à rembourser les prêts chinois, dérisquant ainsi efficacement le portefeuille de prêts de Pékin aux dépens des autres membres du FMI. Ce changement structurel cède un levier à long terme aux bureaucrates internationaux et aux puissances rivales, permettant au FMI de financer des renflouements avec moins de contraintes de la part de son plus grand contributeur. Cette mesure serait célébrée à Pékin car elle affaiblit la puissance financière des États-Unis et fournit un filet de sécurité pour ses vastes opérations de prêt mondiales.