United réduit de 5% son programme face à la hausse des coûts du carburant
United Airlines a annoncé le 20 mars 2026 qu'elle allait «élaguer tactiquement» environ 5% de son programme de vols pour contrer la hausse des coûts du carburant due au conflit au Moyen-Orient. Les réductions affecteront principalement les vols de nuit et les liaisons les jours de faible trafic. Cet ajustement stratégique de capacité est une réponse directe à la forte pression économique sur les marges d'exploitation des compagnies aériennes, alors même que le transporteur traverse une période de forte demande de passagers.
Les prix du kérosène grimpent de 57% depuis février
L'industrie aérienne est confrontée à une forte augmentation de sa principale dépense variable. Depuis le début du conflit le 28 février, le prix du gallon de kérosène est passé de 2,50 dollars à 3,93 dollars, soit une augmentation de près de 57%. L'ampleur de cette charge financière est significative pour l'ensemble du secteur. Le PDG de Delta Air Lines, Ed Bastian, a noté que la hausse des prix avait déjà ajouté environ 400 millions de dollars de coûts supplémentaires pour son entreprise, soulignant la pression intense sur la rentabilité qui a incité United à réduire ses vols.
Des réservations record créent un paradoxe entre demande et coût
Si les pressions sur les coûts entraînent des changements opérationnels, les grandes compagnies aériennes américaines ne sont pas confrontées à une crise de la demande. Le PDG d'United, Scott Kirby, a récemment déclaré que les 10 premières semaines de 2026 avaient été les 10 meilleures semaines de ventes de billets pour le transporteur. Cette tendance à une dépense de consommation résiliente est également observée par les dirigeants d'American Airlines et de Delta, qui signalent également des réservations record. Les données suggèrent que les voyageurs absorbent actuellement des tarifs plus élevés, permettant aux compagnies aériennes de répercuter l'augmentation des dépenses en carburant. Les réductions de vols d'United apparaissent donc comme une mesure préventive visant à protéger la rentabilité plutôt qu'une réaction à l'affaiblissement de la demande, équilibrant des revenus records avec des coûts sans précédent.