UBS relève la prévision du Brent 2026 à 72 $ suite au choc d'approvisionnement d'Ormuz
UBS a considérablement révisé sa prévision du prix moyen du pétrole brut Brent pour 2026, l'augmentant de 10 dollars pour atteindre 72 dollars le baril. Cette révision à la hausse, datée du 4 mars, découle de la quasi-fermeture totale du détroit d'Ormuz, une voie navigable essentielle pour les approvisionnements énergétiques mondiaux, provoquée par l'escalade du conflit géopolitique. L'analyse de la banque a également relevé la prévision pour le premier trimestre 2026 à une moyenne de 71 dollars le baril, ce qui implique que les prix pourraient atteindre environ 80 dollars en mars. Cette révision reflète un marché volatil où le brut Brent se négociait déjà près de 82,32 dollars le baril, son niveau le plus élevé depuis janvier 2025.
Les objectifs de prix de PetroChina et CNOOC augmentés de plus de 10%
Les perspectives haussières des prix du pétrole ont directement incité UBS à relever ses objectifs de prix pour les principaux producteurs d'énergie chinois, qui restent les valeurs préférées de la banque dans le secteur. L'objectif de PetroChina (00857.HK) a été augmenté de 10% à 12,6 HKD, tandis que celui de CNOOC (00883.HK) a été relevé de 12% à 33,6 HKD. Ces révisions sont soutenues par des projections de bénéfices plus élevées pour 2026, UBS prévoyant une augmentation de 13% pour PetroChina à 183,3 milliards de RMB et une hausse de 16% pour CNOOC à 148,1 milliards de RMB. D'autres entreprises énergétiques régionales ont également bénéficié d'améliorations, l'objectif de prix de China Oilfield (02883.HK) ayant été augmenté de 11% à 12 HKD.
Le pétrole pourrait dépasser les 100 $ si le conflit s'intensifie
Bien que le scénario de base de la banque suppose que le conflit durera plusieurs semaines, son analyse décrit des scénarios où les prix pourraient grimper beaucoup plus haut. UBS a averti que des frappes directes sur les infrastructures énergétiques régionales pourraient pousser le Brent au-delà de 90 dollars le baril. Une fermeture prolongée du détroit d'Ormuz, qui connaît actuellement une paralysie du trafic maritime, pourrait potentiellement faire grimper les prix au-delà de la barre des 100 dollars le baril. Malgré ces risques à court terme, UBS a maintenu ses prévisions à plus long terme pour 2027 et 2028 inchangées à 70 et 75 dollars le baril, respectivement, mais a reconnu que les risques sont clairement orientés à la hausse.