La menace de Trump pousse le Dow en territoire de correction
La déclaration du président américain Trump le 27 mars, selon laquelle « Cuba est le prochain », a amplifié une grave récession du marché, poussant le Dow Jones Industrial Average dans une correction. La déclaration, faite lors d'une conférence à Miami, est intervenue sur un marché aux prises avec des turbulences géopolitiques, provoquant une chute de 1,7 % du Dow et le faisant officiellement baisser de plus de 10 % par rapport à son plus haut historique. La liquidation a été généralisée, le S&P 500 enregistrant sa cinquième perte hebdomadaire consécutive – la plus longue série depuis 2022 – et le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, chutant de 2,1 % alors que les investisseurs se sont débarrassés des actifs à risque.
Les États-Unis préparent un « modèle vénézuélien » pour Cuba
Derrière la menace publique, l'administration Trump met en œuvre une stratégie contre Cuba que les responsables décrivent comme une « répétition » de son intervention au Venezuela. Cette approche combine une pression économique extrême avec des préparatifs d'une éventuelle action soutenue par l'armée pour forcer un changement de direction favorable aux intérêts commerciaux américains. L'US Navy patrouille activement les Caraïbes pour asphyxier l'approvisionnement en pétrole de Cuba, tandis que le bureau du procureur américain en Floride du Sud prépare des inculpations contre la direction cubaine. Cette campagne de pression a paralysé l'économie cubaine, provoquant des pannes d'électricité dans toute l'île, de graves pénuries alimentaires et l'émigration de plus d'un million de personnes, soit environ 10 % de la population.
La hausse des prix du pétrole contraint Carnival à réduire ses perspectives pour 2026
L'escalade des tensions géopolitiques a un impact direct sur les bénéfices des entreprises, principalement par le biais des coûts énergétiques. Avec le Brent dépassant 104,54 dollars le baril et le WTI atteignant 97,13 dollars, les entreprises très exposées aux carburants ressentent la pression. Le géant des croisières Carnival Corporation a réduit ses prévisions de bénéfices ajustés pour l'ensemble de l'année 2026 à 2,21 dollars par action, contre une prévision précédente de 2,48 dollars, citant explicitement l'« impact des récentes variations des prix du carburant ». L'instabilité a également rejailli sur les marchés obligataires, le rendement du Trésor à 10 ans ayant grimpé à 4,464 % en raison des craintes que des prix de l'énergie durablement élevés n'alimentent l'inflation et ne maintiennent des conditions financières tendues.