Trump annonce le report du sommet avec la Chine aux 14-15 mai
L'ancien président américain Donald Trump a annoncé le 25 mars qu'il se rendrait à Pékin pour un sommet avec le président chinois Xi Jinping les 14 et 15 mai. Ce voyage relance une visite d'État initialement prévue du 31 mars au 2 avril, mais qui avait été reportée afin que Trump puisse rester à Washington pour gérer la réponse des États-Unis au conflit avec l'Iran. Dans un message publié sur Truth Social, Trump a confirmé les nouvelles dates et a déclaré qu'une visite réciproque du président Xi à Washington était prévue plus tard dans l'année.
Le 26 mars, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a répondu à cette annonce avec prudence. Lors d'une conférence de presse, Lin a confirmé que « la Chine et les États-Unis sont en communication sur cette question », sans pour autant valider pleinement les dates. Cette nuance diplomatique souligne l'état délicat des relations alors que les deux parties se préparent pour les premiers entretiens en personne entre les dirigeants depuis leur rencontre d'octobre en Corée du Sud.
Un programme à forts enjeux couvrant les tarifs, la technologie et Taïwan
Le prochain sommet est considéré comme une occasion cruciale de consolider une trêve commerciale fragile établie entre les deux plus grandes économies du monde. L'ordre du jour devrait être large, abordant les sources les plus importantes de tensions économiques et géopolitiques. Les sujets clés incluent les tarifs persistants, le contrôle des technologies avancées comme les puces informatiques, le commerce de drogues illégales et de terres rares, ainsi que la question sensible de Taïwan.
Les tensions géopolitiques s'intensifient alors que les États-Unis divisent leur attention
Le report survient alors que l'engagement des États-Unis dans la guerre en Iran soulève des inquiétudes parmi les alliés et les analystes quant à un surmenage américain. Le conflit aurait mis à rude épreuve les ressources militaires, une estimation suggérant que 803 intercepteurs Patriot – soit environ un an de production mondiale – ont été utilisés au cours des premières 24 heures du conflit. Ce niveau de consommation soulève des questions sur la capacité des États-Unis à soutenir des conflits ailleurs, en particulier en Ukraine, et à dissuader d'éventuelles actions contre Taïwan.
Certains analystes avertissent que l'attention des États-Unis sur l'Iran profite à un alignement lâche d'États autoritaires, dont la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord. En traitant les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient comme des problèmes distincts, les États-Unis pourraient involontairement permettre à la Russie et à la Chine de renforcer leurs positions stratégiques. Un résultat indécis en Iran pourrait renforcer le récit d'un monde multipolaire où l'influence américaine est diminuée, créant potentiellement une opportunité pour la Chine d'affirmer ses revendications sur Taïwan.