La règle proposée augmente le salaire minimum du visa H-1B jusqu'à 33%
Le département du Travail de l'administration Trump a proposé jeudi une nouvelle règle qui obligerait les employeurs à payer des salaires significativement plus élevés aux professionnels étrangers titulaires de visas H-1B et d'autres visas hautement qualifiés. La proposition, publiée le 27 mars, impose une augmentation du salaire minimum de 21% à 33%, selon le niveau d'expérience du travailleur. L'objectif déclaré de l'administration est de protéger les emplois américains et de décourager les entreprises d'embaucher des ressortissants étrangers à des salaires inférieurs aux taux du marché en vigueur.
Les entreprises technologiques font face à une augmentation moyenne de 14 000 dollars par an et par travailleur
La règle impacte directement les grandes entreprises technologiques comme Amazon.com Inc., Microsoft Corp., Meta Platforms Inc. et Google, qui sont constamment parmi les principaux employeurs de talents H-1B. Selon l'analyse du département du Travail, les changements augmenteraient le salaire certifié moyen d'environ 14 000 dollars par travailleur annuellement. La nouvelle structure modifie fondamentalement la manière dont les salaires en vigueur sont calculés, élevant le salaire plancher de niveau d'entrée (Niveau de Salaire I) du 17e centile des données salariales d'une profession au 34e centile. Ce changement rend la sponsorisation de travailleurs étrangers juniors ou en début de carrière considérablement plus coûteuse et pourrait forcer les entreprises à modifier leurs stratégies d'embauche.
La hausse des salaires fait suite aux nouveaux frais de visa H-1B de 100 000 dollars
Cette augmentation de salaire proposée est la dernière d'une série de mesures visant à réformer le programme H-1B. Elle fait suite à une décision de septembre d'imposer de nouveaux frais de 100 000 dollars pour chaque nouvelle demande de visa H-1B, une augmentation spectaculaire par rapport au système précédent où les frais de demande étaient d'environ 5 000 dollars. En outre, l'administration a récemment modifié la loterie annuelle H-1B pour un système pondéré qui favorise les candidats ayant les offres de salaire les plus élevées. Collectivement, ces politiques créent une désincitation financière significative pour les entreprises à embaucher des talents étrangers, en particulier pour les postes non-cadres. La proposition est ouverte à une période de commentaires publics de 60 jours.