Trump contourne le Congrès pour payer 61 000 agents de la TSA
Le président Donald Trump a signé un décret vendredi pour autoriser le paiement immédiat de plus de 61 000 employés de l'Administration de la sécurité des transports (TSA) qui travaillent sans salaire. Cette décision contourne une impasse congressionnelle qui a prolongé un shutdown partiel du gouvernement pendant 41 jours. L'action exécutive est intervenue quelques heures après que la Chambre ait rejeté un projet de loi de financement voté par le Sénat et que les législateurs aient quitté Washington pour une pause de deux semaines, laissant le budget du Département de la Sécurité intérieure en suspens. L'impasse politique a commencé le 14 février concernant la politique d'application de l'immigration.
Les responsables de la TSA ont signalé que l'agence avait accumulé près d'un milliard de dollars de salaires impayés pour ses effectifs. Malgré l'ordre du président, qui demande au Département de la Sécurité intérieure de réaffecter des fonds, les responsables syndicaux avertissent que les opérations aéroportuaires pourraient ne pas s'améliorer tant que les arriérés de salaire ne seront pas entièrement déposés, un processus qui pourrait prendre plusieurs jours.
La crise du personnel provoque des files d'attente de 4 heures, menaçant l'économie
Le shutdown prolongé a déclenché une grave crise de personnel dans les aéroports du pays. Depuis le début du shutdown, près de 500 agents de la TSA ont démissionné, et les taux d'absentéisme ont dépassé 40 % dans les grands hubs comme Hartsfield-Jackson Atlanta (ATL) et Houston (IAH). Cela a entraîné des temps d'attente de sécurité allant jusqu'à quatre heures dans des aéroports tels que JFK de New York et O'Hare de Chicago, causant des retards généralisés et des vols manqués pendant la haute saison des voyages de printemps.
Cette perturbation inflige des dommages économiques importants. La Global Business Travel Association (GBTA) estime que les voyageurs d'affaires effectuant un voyage de 48 heures pourraient perdre 12 heures — soit 25 % de leur voyage — uniquement en raison des retards de sécurité. Cette perte de productivité affecte directement le secteur des voyages d'affaires américain, évalué à 484,4 milliards de dollars, et menace l'économie touristique plus large de 1 600 milliards de dollars, car les voyageurs nationaux et internationaux reconsidèrent leurs projets.
Le paiement d'urgence est peu susceptible d'arrêter les perturbations immédiates
Bien que le décret offre un répit temporaire, le chaos des voyages devrait persister à court terme. Il n'est pas clair quand les fonds atteindront les comptes bancaires des employés, et les agents pourraient ne pas retourner au travail tant qu'ils ne pourront pas couvrir les dépenses de base comme l'essence et la garde d'enfants. De plus, la perte de près de 500 agents crée un manque de personnel à long terme, car les nouvelles recrues nécessitent quatre à six mois de formation avant de pouvoir travailler aux points de contrôle.
La crise a déjà incité des transporteurs comme Delta Air Lines à suspendre les services VIP spéciaux pour les membres du Congrès, invoquant l'environnement d'exploitation difficile. Sans solution législative permanente, l'instabilité sous-jacente menace de causer des dommages durables à la réputation du système de voyage américain en tant que hub mondial fiable pour les affaires et les loisirs.