Les marchés se préparent à la tourmente avant le premier « Trois Sorcières » de 2026
Les investisseurs se préparent à une séance mouvementée alors que le vendredi 20 mars marque le premier événement des « Trois Sorcières » de 2026. Cette occurrence trimestrielle implique l'expiration simultanée des options sur actions, des contrats à terme sur indices boursiers et des options sur indices boursiers, un processus mécanique qui force les traders à liquider ou à reconduire des positions massives. Bien que ces expirations injectent fréquemment un volume et une volatilité significatifs sur le marché, l'instabilité géopolitique actuelle découlant du conflit avec l'Iran ajoute une couche puissante de risque imprévisible.
La baisse de 2,6% du S&P 500 masque une faiblesse mondiale plus profonde
Malgré le contexte géopolitique, les marchés boursiers américains ont bien mieux résisté que leurs homologues internationaux. Au 16 mars, le S&P 500 n'avait baissé que de 2,6% pour le mois, un contraste frappant avec la chute de 11,1% enregistrée par l'indice composite Kospi de la Corée du Sud au cours de la même période. Cette force relative aux États-Unis est largement attribuée au sentiment haussier persistant des analystes concernant la rentabilité des entreprises.
Selon Yardeni Research, les estimations agrégées des bénéfices futurs pour les entreprises du S&P 500 ont atteint un record de 328,80 dollars par action la semaine dernière. Cet optimisme a fourni un amorti de valorisation contre les chocs géopolitiques, poussant le ratio cours/bénéfices futurs du S&P 500 à 20,2 contre 22 fin janvier, même si l'indice lui-même est resté proche de niveaux historiquement élevés.
Le secteur de l'énergie gagne 5,5% alors que le conflit divise le marché
La stabilité des principaux indices américains dissimule une agitation significative dans les secteurs sous-jacents, où les investisseurs intègrent activement le risque de guerre. Le conflit a créé des gagnants et des perdants clairs, le secteur de l'énergie gagnant 5,5% depuis le début des hostilités, alors que les contrats à terme sur le pétrole brut Brent ont testé les 119 dollars le baril. En contraste, des secteurs économiquement sensibles comme les matériaux et les services financiers ont chuté jusqu'à 10%.
Cette forte divergence, associée à l'indice de volatilité Cboe (VIX) qui a dépassé les 27 la semaine dernière, indique que les traders se couvrent contre d'autres perturbations. L'expiration à grande échelle des options de vendredi pourrait agir comme un catalyseur, poussant ces tensions sous-jacentes à un point de rupture et déclenchant des mouvements de marché plus larges.