La Russie proteste contre la frappe du 24 mars près de la centrale de Bushehr
Le ministère des Affaires étrangères russe a publié une déclaration officielle le 25 mars exprimant une « indignation extrême » suite à une frappe survenue la veille près de la centrale nucléaire iranienne de Bushehr. Le ministère a décrit l'incident comme une « frappe très dangereuse » qui menaçait la sécurité du personnel de la centrale, y compris le personnel russe, qualifiant l'acte d'« absolument inacceptable ». Bien que Moscou ait alerté sur le potentiel de conséquences irréversibles, l'Organisation iranienne de l'énergie atomique et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont toutes deux rapporté que la frappe n'avait causé aucun dommage technique ni aucune victime.
Le conflit iranien pousse le brut de l'Oural à 100 dollars la parité
L'escalade du conflit est devenue une aubaine financière significative pour le secteur énergétique russe. La perturbation des approvisionnements énergétiques mondiaux a fait grimper les prix du brut Brent au-dessus de 100 dollars le baril et a effacé la forte décote sur le pétrole russe. Avant le conflit, le brut de l'Oural se négociait à environ 57 dollars le baril, soit nettement moins que les 71 dollars du Brent. Fin mars, le brut de l'Oural se négociait à une quasi-parité avec le Brent, autour de la barre des 100 dollars. Cette flambée des prix a généré un revenu estimé à 7 milliards de dollars provenant des ventes de combustibles fossiles pour la Russie au cours des deux premières semaines de mars seulement, selon l'analyse du Centre de recherche sur l'énergie et l'air pur.
Poutine ordonne aux entreprises énergétiques de rembourser leurs dettes grâce aux bénéfices exceptionnels
Le président Vladimir Poutine demande aux entreprises énergétiques russes de tirer parti de la forte augmentation de leurs revenus pour renforcer leur position financière. Lors d'une réunion avec des responsables économiques, Poutine a déclaré que les compagnies pétrolières et gazières « devraient envisager de consacrer les revenus supplémentaires... au remboursement de leurs dettes auprès des banques nationales ». Il a décrit cette décision comme une « décision mûre », signalant une démarche stratégique visant à utiliser les bénéfices géopolitiques imprévus pour désendetter le secteur énergétique national. La flambée des prix génère jusqu'à 150 millions de dollars de revenus quotidiens supplémentaires pour le budget de l'État russe, offrant à Moscou un coussin financier substantiel.