La RBC dépasse les estimations du 1er trimestre avec 17,96 milliards de dollars canadiens de revenus
La Banque Royale du Canada a annoncé de solides résultats financiers pour le premier trimestre clos le 31 janvier, dépassant les attentes des analystes. Le bénéfice net du prêteur a augmenté à 5,79 milliards de dollars canadiens, soit 4,03 dollars canadiens par action, contre 5,13 milliards de dollars canadiens un an plus tôt. Sur une base ajustée, les bénéfices se sont élevés à 4,08 dollars canadiens par action, confortablement au-dessus des prévisions consensuelles de 3,85 dollars canadiens. Le revenu total a augmenté de 7,3% pour atteindre 17,96 milliards de dollars canadiens, tiré par une performance record de sa division marchés des capitaux et une solide croissance de la banque de détail. Le rendement des capitaux propres de la banque, un indicateur clé de rentabilité, a augmenté de 0,8 point de pourcentage pour atteindre 17,6%.
Les provisions pour pertes sur prêts grimpent à 1,09 milliard de dollars canadiens, pesant sur les actions
Malgré le dépassement des bénéfices, les actions de la RBC ont chuté de 1,9% en séance, les investisseurs ayant réagi aux risques de crédit croissants. La banque a augmenté sa provision pour pertes sur prêts à 1,09 milliard de dollars canadiens, soit une augmentation de 40 millions de dollars canadiens par rapport à l'année précédente et de 83 millions de dollars canadiens par rapport au trimestre précédent. Ce chiffre était également légèrement supérieur aux 1,06 milliard de dollars canadiens anticipés par les analystes. Alimentant davantage les inquiétudes, les prêts bruts douteux en pourcentage du total des prêts sont passés de 0,8% au trimestre précédent à 0,86%. La réaction négative du marché indique que les inquiétudes concernant les éventuels défauts de prêt futurs éclipsent la forte rentabilité actuelle de la banque.
La banque maintient un solide ratio de capital de 13,7% malgré des perspectives prudentes
Tout en mettant davantage de liquidités de côté pour les pertes potentielles, la Banque Royale du Canada maintient une situation de capital robuste. Son ratio de Common Equity Tier 1 (CET1) s'élevait à 13,7% fin janvier, soit nettement au-dessus du minimum de 11,5% requis par les régulateurs canadiens. Ce solide tampon de capital permet à la banque de naviguer dans l'incertitude économique et de continuer à générer des rendements pour les actionnaires. Cependant, les dirigeants ont fait part de perspectives prudentes, ne prévoyant qu'une croissance modeste des prêts hypothécaires au Canada en raison des défis d'accessibilité et de l'incertitude économique. La banque prévoit que la Banque du Canada maintiendra son taux directeur stable tout au long de 2026, ce qui suggère un environnement stable mais pas agressivement expansionniste à venir.