L'ETF de rotation rapporte 6,1% tandis que les actions de valeur bondissent de 24%
L'iShares U.S. Equity Factor Rotation Active ETF (DYNF), conçu pour tirer parti des changements majeurs du marché, a enregistré une performance décevante lors de la récente rotation vers les actions de valeur. Au cours des six derniers mois, le fonds a affiché un rendement total de 6,1%, ne dépassant que légèrement les 5,7% du S&P 500. Cette performance pâle en comparaison avec le rendement de 24% généré par l'iShares MSCI USA Value Factor ETF (VLUE), qui a réussi à capter le mouvement du marché vers des secteurs "traditionnels" comme l'énergie, les matériaux et l'industrie.
Cette sous-performance est particulièrement notable étant donné la popularité du fonds. En 2025, le DYNF a attiré 14 milliards de dollars en nouveaux investissements nets, plus que tout autre ETF actif cette année-là, en grande partie grâce à la promesse de naviguer justement dans ce type de rotations de marché.
La forte allocation de 51% aux technologies freine la performance
Un examen approfondi du portefeuille du DYNF révèle la source de ses récentes difficultés. Les actions technologiques et de communication constituent 51% de ses avoirs, une surpondération significative par rapport à l'allocation de 43% du S&P 500. Les trois principales positions du fonds sont Nvidia, Apple et Microsoft – toutes ayant enregistré des pertes en 2026. Par conséquent, le fonds est sous-pondéré dans les secteurs mêmes qui sont actuellement en tête du marché, y compris l'énergie et l'industrie.
Cette structure contraste avec l'objectif déclaré du fonds de capitaliser sur le changement de sentiment du marché. Sa forte concentration sur les gagnants de l'année dernière est devenue un frein alors que l'appétit des investisseurs se tourne résolument vers les entreprises axées sur la valeur.
Le rendement de 16% sur cinq ans du fonds dépend d'une stratégie progressive
Malgré sa faiblesse récente, le DYNF maintient un solide historique à long terme, avec des rendements annuels moyens de 16% au cours des cinq dernières années, contre 14,3% pour le S&P 500. Les gestionnaires du fonds ont précédemment souligné que son modèle est conçu pour la patience, et non pour des pivots rapides et parfaitement synchronisés. iShares a expliqué que le fonds fonctionne en inclinant progressivement son portefeuille sur une période de trois à six mois.
Le DYNF ne dépend pas de la prédiction ou de la « temporisation » des points de retournement discrets du marché, mais s'oriente plutôt vers les facteurs qui présentent des vents favorables sur un horizon de trois à six mois.
Cette approche méthodique signifie que le fonds est structuré pour réduire son exposition aux actions en affaiblissement et augmenter ses positions dans celles qui se renforcent au fil du temps. Bien que cette stratégie ait permis une surperformance à long terme, les investisseurs observent actuellement si le fonds peut s'adapter suffisamment rapidement à la rotation claire du marché vers la valeur.