Une frappe aérienne pakistanaise fait 400 morts lors d'une attaque contestée à Kaboul
Le lundi 17 mars, le Pakistan a mené des frappes aériennes en Afghanistan, déclenchant une escalade majeure du conflit entre les deux nations. Le gouvernement taliban a rapporté que les frappes avaient touché l'hôpital de traitement de la toxicomanie Omid, un établissement de 2 000 lits à Kaboul, tuant 400 personnes et en blessant au moins 250. L'attaque, survenue vers 21h00 heure locale, aurait détruit de larges sections de l'ancienne installation de l'OTAN où la clinique était hébergée.
Le gouvernement pakistanais a immédiatement contesté le rapport, déclarant que son armée avait mené des « frappes de précision » qui ont détruit les infrastructures de soutien militantes et les installations de stockage de munitions au Camp Phoenix adjacent. Le groupe d'aide italien Emergency, qui gère un centre chirurgical à Kaboul, a partiellement corroboré l'emplacement, confirmant avoir reçu 24 personnes blessées et trois personnes décédées d'une attaque qui a touché un centre de traitement de la toxicomanie. La mission des Nations Unies en Afghanistan a également confirmé que l'hôpital avait été touché et a appelé à un cessez-le-feu immédiat.
Les hostilités s'aggravent après des semaines de tirs transfrontaliers
Les frappes du 17 mars marquent le point d'ignition le plus grave d'un conflit qui s'est intensifié depuis fin février 2026, lorsque Islamabad a déclaré être en « guerre ouverte » avec Kaboul. L'événement fait suite à de récentes attaques de drones menées par les talibans vendredi, que le Pakistan a déclaré avoir blessé quatre de ses civils. Le Pakistan accuse l'Afghanistan de fournir des refuges sûrs aux militants qui attaquent son territoire, une accusation que le gouvernement taliban nie.
Les organismes internationaux suivent le coût humain croissant du conflit. Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme a rapporté que depuis le début des combats fin février, 289 civils afghans avaient déjà été tués ou blessés. La violence croissante se poursuit malgré les appels internationaux à la désescalade, approfondissant l'instabilité le long de la frontière commune.
Le conflit régional pose des risques économiques élargis
Pour les investisseurs, l'escalade du conflit introduit un risque géopolitique significatif qui s'étend au-delà de la région immédiate. Les hostilités dans des zones géographiques critiques perturbent souvent les chaînes d'approvisionnement et les flux de matières premières, créant des effets d'entraînement économiques. Des conflits récents similaires au Moyen-Orient ont démontré à quelle vitesse les combats régionaux peuvent fermer des corridors énergétiques clés, entraînant des chocs de prix pour le pétrole et le gaz et déclenchant des pressions inflationnistes plus larges en Asie et dans le monde.