Oksenholt révèle une participation de plus de 700 000 actions et exige un relistage en bourse
Le 16 mars 2026, Oksenholt Capital Management a annoncé que ses véhicules d'investissement affiliés détiennent désormais plus d'un million d'actions de titres d'Entreprises Sponsisées par le Gouvernement (GSE). Cette position est ancrée par une participation substantielle de plus de 700 000 actions dans le capital ordinaire de Freddie Mac (OTC: FMCC), complétée par des participations dans Fannie Mae (OTC: FNMA) et des actions privilégiées subordonnées connexes. Jon Oksenholt, le fondateur de la firme, a déclaré une préférence claire pour Freddie Mac, estimant qu'elle offre actuellement « le profil de risque-rendement à long terme le plus convaincant au sein du complexe des GSE ». La firme estime que cette position en fait l'un des plus grands détenteurs institutionnels d'actions ordinaires de Freddie Mac.
Le relistage vise à libérer de la valeur sur le marché hypothécaire de 7 billions de dollars
Le cœur de la campagne activiste d'Oksenholt est un appel public à ramener Fannie Mae et Freddie Mac sur une bourse majeure. Les deux entités, qui soutiennent collectivement plus de 7 billions de dollars d'actifs hypothécaires américains, ont été retirées de la cote et transférées sur le marché de gré à gré (OTC) pendant la crise financière de 2008. Ce statut restreint de nombreux investisseurs institutionnels à détenir ces actions, supprimant artificiellement la demande et la valorisation. Oksenholt soutient que le relistage des GSE augmenterait considérablement la liquidité, élargirait la base d'actionnaires et permettrait au marché de valoriser correctement des entités qui génèrent des dizaines de milliards de dollars de revenus annuels. Ce mouvement est considéré comme le catalyseur essentiel pour libérer une valeur actionnariale significative.
La pression activiste s'aligne sur les efforts de déréglementation plus larges
L'investissement d'Oksenholt semble opportun pour capitaliser sur un climat politique favorable à la réforme du financement du logement. L'administration Trump a activement poursuivi la déréglementation, signant récemment un décret visant à réduire les charges réglementaires qui ont augmenté les coûts hypothécaires. Dans le cadre de cet agenda, Fannie Mae et Freddie Mac ont été chargées d'acheter 200 milliards de dollars de titres adossés à des hypothèques pour réduire les coûts d'emprunt. Cette position pro-déréglementation suggère que les décideurs politiques pourraient être plus réceptifs à des initiatives comme le relistage des GSE, une mesure qui signalerait un retour à la normale et à la confiance du marché privé après des années de tutelle gouvernementale.