Le Sensex plonge de plus de 1 800 points dans un mouvement de vente généralisé
Les actions indiennes ont subi une forte liquidation le lundi 23 mars, les investisseurs réagissant à l'escalade des risques géopolitiques. L'indice BSE Sensex composé de 30 actions a chuté de 1 836,57 points, soit 2,46 %, pour clôturer à 72 696,39. Le plus large indice NSE Nifty de 50 actions a dégringolé de 601,85 points (2,60 %) pour s'établir à 22 512,65. Au cours de la séance, le Sensex a chuté jusqu'à 1 974,52 points, soulignant l'intense pression de vente.
Le déclin du marché était généralisé, tous les indices sectoriels terminant dans le rouge. La banque, les métaux, l'immobilier et les biens de consommation durables figuraient parmi les secteurs les plus touchés, chutant entre 4 et 5 %. L'étendue du marché était majoritairement négative sur le BSE, avec 3 530 actions en baisse tandis que seulement 582 progressaient, indiquant une aversion au risque profondément enracinée à tous les niveaux.
Le pétrole bondit à 113 dollars alors que la roupie atteint un plus bas record
La déroute du marché a été directement alimentée par la montée des tensions au Moyen-Orient, en particulier le conflit impliquant les États-Unis et l'Iran. Les menaces concernant le détroit d'Ormuz, un canal critique pour l'approvisionnement mondial en pétrole, ont fait bondir les prix du pétrole brut Brent de 0,97 % à 113,3 dollars le baril. Le pic des coûts de l'énergie a intensifié les craintes d'inflation et amplifié l'anxiété des investisseurs.
Ce choc pétrolier a eu un impact grave sur l'économie indienne, faisant chuter la roupie à un plus bas historique. La monnaie a franchi la barre des 94 roupies pour un dollar pour la première fois, dégringolant de 50 paise pour atteindre un nouveau record de clôture de 94,03 contre le billet vert. La faiblesse de la monnaie a été aggravée par des sorties incessantes de fonds étrangers, les investisseurs étrangers retirant leurs capitaux des marchés émergents.
La forte liquidation des marchés boursiers indiens est due à l'escalade du conflit géopolitique américano-iranien... Cette flambée exacerbe l'inflation importée pour l'Inde, dépendante du pétrole, érodant la rentabilité des entreprises et exerçant une pression sur la roupie pour qu'elle atteigne des niveaux historiquement bas.
— Pranay Aggarwal, directeur et PDG de Stoxkart
Les actions mondiales chutent alors que les investisseurs fuient le risque
Le ralentissement en Inde faisait partie d'une tendance mondiale plus large. Le 20 mars, les marchés américains avaient déjà trébuché, le Dow Jones Industrial Average et le Nasdaq Composite glissant tous deux en territoire de correction, défini comme une baisse de 10 % par rapport à un sommet récent. Les marchés asiatiques ont suivi le mouvement lundi, le KOSPI de la Corée du Sud s'effondrant de 6,49 % et le Hang Seng de Hong Kong glissant de 4,0 %.
L'humeur mondiale d'aversion au risque force également un recalibrage des attentes des banques centrales. Avec les craintes d'inflation attisées par la hausse des prix de l'énergie, les traders ont effacé les paris sur les baisses de taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine en 2026. Ce passage à un environnement de taux 'plus élevés plus longtemps' ajoute une autre couche de pression sur les actifs à risque dans le monde entier.