Le brut WTI chute sous les 90 dollars alors que Trump prolonge le délai au 6 avril
Le président américain Trump a annoncé le jeudi 26 mars un deuxième report d'une frappe militaire menaçant les installations énergétiques iraniennes, prolongeant le délai de 10 jours jusqu'au 6 avril 2026 à 20h00 HAE. L'annonce, faite via les médias sociaux, a déclaré que le report était à la demande du gouvernement iranien et que les négociations se déroulaient « très bien ». Cette nouvelle a déclenché une volatilité immédiate sur les marchés de l'énergie. Les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) ont plongé, passant brièvement sous les 90,00 dollars le baril, tandis que l'indice du dollar américain s'est renforcé à 100,00. Cette nouvelle échéance prolonge un ultimatum initialement émis le 21 mars, qui donnait à l'Iran seulement 48 heures pour rouvrir le détroit d'Ormuz à la navigation commerciale.
Les actions australiennes rebondissent de 1,9% grâce aux espoirs de désescalade
L'apaisement des tensions géopolitiques a alimenté une reprise des actifs à risque mondiaux. L'indice de référence australien S&P/ASX 200 a gagné 1,89% le 25 mars, clôturant à environ 8 538 points, les investisseurs saluant les signes de désescalade. Le rebond a offert un répit au marché, qui avait précédemment perdu plus de 9% par rapport à son pic de début mars après le début du conflit fin février. La baisse précédente avait effacé une valeur marchande estimée à 300 milliards de dollars australiens alors que les menaces pesant sur le détroit d'Ormuz, un couloir pour environ 20% de l'approvisionnement mondial en pétrole, agitaient les marchés. Bien que la menace immédiate ait été reportée, le risque sous-jacent d'un choc d'approvisionnement reste un facteur clé pour les investisseurs.
Le marché se prépare au résultat des négociations du 6 avril
Bien que le report calme les craintes immédiates, le conflit fondamental qui a mis en péril entre 7 millions et 10 millions de barils de pétrole par jour reste non résolu. Avant la désescalade, l'augmentation du risque avait incité Goldman Sachs à relever ses prévisions de prix du pétrole à une moyenne de 110 dollars le baril pour mars et avril. Le marché évalue désormais une probabilité plus faible d'une action militaire imminente, mais la nouvelle échéance du 6 avril sert de prochain catalyseur majeur. Une rupture des pourparlers pourrait raviver les craintes d'une crise d'approvisionnement et faire grimper fortement les prix du pétrole, tandis qu'une résolution diplomatique pourrait dissiper la prime de risque géopolitique qui a fait grimper les prix de l'énergie pendant des semaines.