Le conflit au Moyen-Orient fait grimper le Brent de 7% à 79 dollars
Les prix du pétrole brut ont fortement augmenté le 3 mars 2026, alors qu'un conflit militaire croissant entre une coalition américano-israélienne et l'Iran a résonné sur les marchés mondiaux. Le Brent, référence internationale, a gagné environ 7%, portant son prix à environ 79 dollars le baril. Le principal moteur de cette hausse est le risque croissant pour les chaînes d'approvisionnement mondiales, en particulier via le détroit d'Ormuz, un point de passage critique qui achemine plus de 20% de l'approvisionnement mondial en pétrole. Le conflit a déjà entraîné des rapports de perturbations et d'augmentation des primes d'assurance pour les pétroliers dans la région, alimentant les inquiétudes quant à un choc d'approvisionnement prolongé.
Le dollar domine en tant que valeur refuge, éclipsant les pétro-devises
La turbulence sur les marchés de l'énergie a déclenché une fuite prononcée vers la sécurité sur le marché des changes, le dollar américain étant le principal bénéficiaire. Mardi, les traders ont vendu agressivement les devises des importateurs nets d'énergie, anticipant que des coûts énergétiques plus élevés affaibliraient leurs perspectives économiques et leurs balances commerciales. L'indice du dollar américain (.DXY) a enregistré ses gains les plus significatifs depuis juillet. La force du dollar était si prononcée qu'elle a submergé même les pétro-devises traditionnelles. Le dollar canadien, par exemple, a reculé de 0,4% face à son homologue américain, s'échangeant à 1,37, car les flux de valeurs refuges vers le billet vert ont éclipsé l'impact positif des prix du pétrole plus élevés sur l'économie canadienne axée sur l'exportation.
Les craintes d'inflation refont surface, compliquant les perspectives de réduction des taux
L'augmentation soudaine des prix de l'énergie menace de raviver les pressions inflationnistes juste au moment où les banques centrales semblaient reprendre le contrôle. Ce développement crée un dilemme politique important, susceptible de retarder ou d'annuler les réductions de taux d'intérêt prévues. Au Royaume-Uni, la probabilité d'une réduction de taux de la Banque d'Angleterre lors de sa réunion du 19 mars est passée de 80% à 69% suite à la nouvelle. De même, les banques centrales des Philippines, d'Indonésie, d'Inde et de Corée du Sud pourraient reporter l'assouplissement monétaire anticipé. Une analyse suggère qu'une augmentation soutenue de 10 dollars par baril des prix du pétrole pourrait faire grimper l'inflation des prix à la consommation en Asie de 0,1 à 0,9 point de pourcentage, défiant directement les progrès désinflationnistes réalisés au cours de la dernière année.