New York propose de réduire l'impôt sur les successions de 90% pour combler un déficit de 5,4 milliards de dollars
L'administration du maire de New York pousse une série d'augmentations d'impôts majeures pour faire face à un déficit budgétaire prévu de 5,4 milliards de dollars. La proposition la plus spectaculaire vise à réformer l'impôt sur les successions de l'État, en réduisant le seuil d'exonération de plus de 90 %, le faisant passer de son niveau actuel d'environ 7,35 millions de dollars à seulement 750 000 dollars. Le plan augmenterait également le taux maximal de l'impôt sur les successions de 16 % à 50 %. Si elle est adoptée, cette politique ferait de New York l'État avec l'exonération d'impôt sur les successions la plus basse des États-Unis et devrait rapporter 4 milliards de dollars.
Au-delà de l'impôt sur les successions, le bureau du maire a fait circuler une liste de "générateurs de revenus" auprès des législateurs de l'État à Albany. Ceux-ci incluent une nouvelle taxe sur les résidences de luxe avec des taux allant jusqu'à 5,325 % sur les propriétés résidentielles évaluées à plus de 25 millions de dollars, une surtaxe au niveau de l'État sur les revenus de capitaux propres dépassant 500 000 dollars par an, et une augmentation du taux d'imposition des sociétés à 10,8 % pour les entreprises financières. Contrairement à certains rapports, la taxe existante de 1,425 % sur les ventes de propriétés de plus de 500 000 dollars n'est pas une nouvelle proposition mais est en vigueur depuis 2019.
La pression fiscale incite Moody's à réviser la perspective de crédit de New York à négative
Les préoccupations concernant la gestion financière de la ville ont incité Moody's Ratings à réviser la perspective de crédit de la ville de New York de "stable" à "négative". Cette action reflète l'appréhension face aux déficits budgétaires croissants de la ville et à la stratégie de l'administration consistant à utiliser les réserves financières et à proposer de fortes hausses d'impôts plutôt que d'appliquer une discipline de dépenses. La perspective négative sert d'avertissement aux investisseurs que la note de crédit de la ville pourrait être dégradée à l'avenir.
Une dégradation de la note de crédit aurait un impact direct sur les finances de la ville en augmentant le coût d'emprunt pour les infrastructures essentielles et les services publics. La situation crée une incertitude significative pour les investisseurs dans les obligations municipales de New York. Les propositions se heurtent à de fortes résistances politiques, car la gouverneure Kathy Hochul a montré de la réticence à approuver de telles augmentations d'impôts significatives, créant une impasse fiscale tendue entre les gouvernements de la ville et de l'État.