La Norges Bank maintient son taux à 4 % mais prévoit une future hausse
Le 26 mars 2026, les décideurs de la Norges Bank ont maintenu le taux directeur clé à 4,0 % pour la troisième réunion consécutive, optant pour une pause temporaire. Malgré le maintien du taux, la banque centrale a délivré un message clairement restrictif, signalant que des coûts d'emprunt plus élevés sont attendus plus tard dans l'année. Le principal moteur de cette orientation prospective est l'inflation persistante, que les décideurs voient s'accélérer en raison de chocs de prix externes.
Le conflit au Moyen-Orient pousse le pétrole au-delà de 100 $, forçant la main de la Banque Centrale
Cette décision intervient alors qu'un conflit majeur au Moyen-Orient perturbe les marchés mondiaux de l'énergie, poussant les prix du pétrole au-delà de 100 dollars le baril. Les attaques contre les infrastructures et les menaces pesant sur le transport maritime via le détroit critique d'Ormuz ont créé la plus grande perturbation de l'approvisionnement énergétique depuis des décennies. Ce choc mondial a contraint les banques centrales du monde entier, y compris la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne, à rester vigilantes face à une nouvelle vague d'inflation, même si elles maintiennent les taux pour l'instant. La flambée des prix du carburant est la cause directe de la pression inflationniste à laquelle la Norges Bank est confrontée.
L'économie norvégienne profite de la crise, compliquant la lutte contre l'inflation
La Norvège fait face à un paradoxe économique unique. En tant qu'important exportateur net d'énergie, le pays est l'un des rares bénéficiaires clairs de la crise, tirant des revenus importants des prix élevés du pétrole et du gaz. Cela contraste fortement avec les nations importatrices d'énergie comme le Japon et l'Allemagne, qui sont confrontées à de graves vents contraires économiques. Cependant, cette manne énergétique alimente directement l'inflation intérieure que la Norges Bank est chargée de contrôler. La banque centrale est maintenant prise dans un équilibre délicat : elle doit resserrer sa politique monétaire pour refroidir une économie en surchauffe et freiner l'inflation, mais ce faisant, elle risque de ralentir la croissance des secteurs non énergétiques qui ne bénéficient pas de la flambée des prix.