Nippon Steel obtient 5,7 milliards de dollars pour une acquisition historique
Nippon Steel a annoncé le mercredi 18 mars 2026 qu'elle avait obtenu des prêts totalisant 900 milliards de yens (5,67 milliards de dollars) pour financer son rachat d'U.S. Steel. Le financement provient de la Banque Japonaise pour la Coopération Internationale (JBIC) ainsi que de grands prêteurs privés japonais, marquant une étape cruciale dans la finalisation de cette transaction historique. Cette démarche apporte la certitude financière nécessaire pour exécuter l'acquisition, qui a navigué dans un paysage politique complexe.
Ce financement fait suite à une période d'examen politique intense aux États-Unis. Dans un récent discours, David Burritt, PDG d'U.S. Steel, a raconté une réunion pivot au Bureau ovale en février 2025, où il a réussi à persuader le président Donald Trump de soutenir l'accord entièrement en espèces de 14,9 milliards de dollars. La transaction, qui a finalement été conclue en juin 2025, a nécessité des concessions importantes pour obtenir l'approbation.
Pour garantir l'accord, Nippon Steel a considérablement augmenté son engagement en matière de capital de croissance et de modernisation des installations américaines, passant d'un montant initial de 1,4 milliard de dollars à 14 milliards de dollars, à dépenser ou à engager d'ici 2028. L'accord a également accordé au gouvernement américain une « action spécifique », lui conférant un droit de veto sur les décisions critiques telles que le changement de nom de l'entreprise, le déménagement de son siège social ou la mise à l'arrêt d'usines, protégeant ainsi les intérêts nationaux.
L'acquisition débloque une expansion d'aciérie nationale de 4 milliards de dollars
L'acquisition réussie et l'injection de capitaux associée devraient stimuler des investissements significatifs dans la fabrication nationale. Burritt a confirmé que l'accord permet à U.S. Steel de moderniser ses anciennes aciéries intégrées et d'investir dans de nouveaux projets de croissance. Une initiative clé est une mini-aciérie prévue de 4 milliards de dollars, un projet que Burritt a déclaré impossible sans le soutien financier et la technologie de Nippon Steel. L'entreprise prévoit de choisir un emplacement pour la nouvelle usine d'ici la fin de 2028, renforçant ainsi la production nationale d'acier pour les secteurs de l'automobile, des appareils électroménagers et de la construction.