L'Implant Prima Restaure la Vision Chez Plus de 40 Patients
Science Corp, fondée par Max Hodak, cofondateur de Neuralink, a réussi à restaurer une vision cohérente chez plus de 40 personnes aveugles grâce à son implant Prima. Lors d'un essai clinique à grande échelle dont les résultats ont été publiés dans le New England Journal of Medicine, la puce de silicium de 2 mm x 2 mm implantée sous la rétine a démontré sa capacité à générer des images formées dans l'esprit des patients. Cela marque une avancée significative par rapport aux technologies précédentes, telles que celles de Second Sight, qui ne pouvaient produire que des éclairs lumineux sporadiques. Le système Prima fonctionne en utilisant une caméra montée sur des lunettes pour capturer l'environnement et un laser pour projeter cette image sur l'implant, qui stimule ensuite les cellules bipolaires de l'œil, contournant les photorécepteurs endommagés.
Hodak Pivote Vers la « Neuro-Ingénierie » Plutôt que la Découverte de Médicaments
Cette percée soutient ce que Hodak appelle la « neuro-ingénierie » — un paradigme qui traite le cerveau comme un ordinateur et se concentre sur la construction d'interfaces pour y introduire directement des signaux. Cette approche contourne les délais de plusieurs décennies et les taux d'échec élevés courants dans le développement de produits pharmaceutiques ou de thérapies géniques traditionnels. Au lieu de tenter de réparer la cause cellulaire de la cécité, la technologie de Science contourne le problème pour renvoyer des données visuelles au système. Cette stratégie reflète une convergence profonde entre l'intelligence artificielle et les neurosciences, où les connaissances tirées de la construction de modèles d'IA informent directement la manière d'interfacer avec l'« espace latent » ou les représentations internes du cerveau.
Les neurosciences et l'IA connaissent une convergence profonde.
— Max Hodak, Fondateur, Science Corp.
Les Interfaces « Bio-Hybrides » Sont la Prochaine Frontière
Pour l'avenir, Hodak a esquissé une vision d'interfaces neurales « bio-hybrides » qui pourraient créer des connexions sans précédent avec le cerveau. L'objectif est d'aller au-delà des électrodes métalliques en concevant des implants contenant des neurones vivants dérivés de cellules souches. Ces neurones seraient conçus pour s'intégrer physiquement au cerveau du patient, grandissant ensemble pour former une connexion biologique stable et à large bande passante. Science développe des lignées cellulaires universelles à « faible immunogénicité » pour éviter le rejet et rendre la technologie évolutive. Cette méthode pourrait permettre des capacités entièrement nouvelles, telles qu'un « nerf internet » qui relie directement la conscience humaine à l'information numérique, altérant fondamentalement l'interface homme-machine.