Le PDG Lovaglio conteste son éviction avant le vote du 15 avril
Une bataille d'entreprise s'est intensifiée à la Monte dei Paschi di Siena alors que le PDG Luigi Lovaglio défie directement le conseil d'administration de la banque. Le 21 mars, Lovaglio a lancé une offre formelle pour obtenir un nouveau mandat, défiant la récente décision du conseil de l'exclure de sa liste de candidats. Le conseil devrait officiellement contester sa position le 23 mars.
Cette contre-attaque a gagné un soutien significatif lorsque l'investisseur PLT Holding, le véhicule d'investissement de la famille Tortora, a utilisé sa participation de 1,2% pour déposer sa propre liste de candidats au conseil, Lovaglio étant proposé pour être reconduit en tant que PDG. Cette initiative force une confrontation lors de la prochaine assemblée des actionnaires prévue le 15 avril, où les investisseurs voteront sur la future direction de la banque.
La stratégie Mediobanca provoque une fracture de 86% de propriété
Le cœur du conflit est un désaccord fondamental sur l'avenir stratégique de Mediobanca, un prêteur rival dans lequel MPS a acquis une participation de 86% sous la direction de Lovaglio. Le PDG a défendu un plan visant à acquérir les 14% restants de Mediobanca, à privatiser la société, puis à scinder ses opérations de banque privée et d'investissement en une entité distincte et non cotée.
Cette stratégie a rencontré la résistance de parties prenantes influentes, y compris l'investisseur principal de MPS, Francesco Gaetano Caltagirone, qui serait favorable au maintien de Mediobanca en tant que société cotée en bourse. Cette division met en lumière un carrefour critique pour MPS : consolider pleinement son acquisition ou maintenir une structure de propriété plus flexible.
La crise de leadership crée une incertitude stratégique
L'escalade de la lutte de pouvoir introduit une incertitude significative pour les investisseurs. Alors que Lovaglio a obtenu le soutien public du principal actionnaire de MPS, Delfin, une autre partie prenante clé, le Trésor italien, a joué un rôle moins actif dans le processus de sélection du PDG à la suite d'une enquête sur des délits d'initiés sans rapport qui lui a coûté un siège au conseil. Le résultat du vote du 15 avril ne déterminera pas seulement le PDG, mais signalera également la voie stratégique future de la banque, avec des implications majeures pour sa valorisation et l'intégration de l'actif pivot de Mediobanca.