Le Procès Allègue des Données Trompeuses Provenant des Essais de Phase 3
Mereo BioPharma Group est la cible d'un recours collectif pour fraude boursière. La poursuite, déposée au nom des investisseurs qui ont acheté les titres de la société entre le 5 juin 2023 et le 26 décembre 2025, affirme que les dirigeants ont fait des déclarations matériellement fausses et trompeuses concernant les perspectives de son principal candidat-médicament, le setrusumab. Les cabinets d'avocats encouragent maintenant les investisseurs affectés à demander au tribunal le statut de plaignant principal avant la date limite du 6 avril 2026.
Le cœur du litige porte sur deux études de phase 3, Orbit et COSMIC, concernant le setrusumab pour le traitement de l'ostéogenèse imparfaite (OI). Selon la poursuite, Mereo avait publiquement exprimé sa confiance que le médicament réduirait avec succès les taux de fracture. La poursuite allègue que la société a dissimulé le fait qu'aucune des deux études n'avait atteint son critère d'évaluation principal, à savoir la réduction du taux de fracture clinique annualisé par rapport aux groupes placebo et de contrôle, ce qui a conduit les investisseurs à acheter ses American Depositary Shares (ADS) à des prix artificiellement gonflés.
La Société Rapporte une Perte de 41,9 M$ alors que les Perspectives des Essais Sont Questionnées
Les défis juridiques s'ajoutent à un tableau financier difficile pour Mereo. La société a déclaré une perte nette de 41,9 millions de dollars pour l'exercice fiscal se terminant le 31 décembre 2025, une légère amélioration par rapport à la perte de 43,3 millions de dollars en 2024. Ses liquidités et équivalents de trésorerie ont diminué de 69,8 millions de dollars un an auparavant à 41,0 millions de dollars, ce qui ne devrait financer les opérations que jusqu'à la mi-2027.
Malgré les allégations de la poursuite concernant l'échec des essais, la direction de Mereo projette une perspective différente. La société déclare qu'elle continue d'analyser les données des études, en se concentrant sur des sous-groupes pré-spécifiés et des résultats rapportés par les patients, ce qui, selon elle, pourrait soutenir les discussions avec les régulateurs. Cette position contraste fortement avec les allégations de la poursuite d'un échec définitif.
Nous pensons que ces données, qui incluent des sous-groupes pré-spécifiés et des analyses ad hoc, peuvent servir de base pour des échanges avec les agences de réglementation.
— Denise Scots-Knight, Directrice Générale.