Le plan de cessez-le-feu en 15 points des États-Unis déclenche un premier rallye boursier
Les marchés mondiaux ont réagi positivement le mardi 24 mars aux informations selon lesquelles les États-Unis auraient proposé un plan en 15 points à l'Iran pour mettre fin au conflit qui dure depuis quatre semaines au Moyen-Orient. Cette démarche diplomatique, qui aurait été transmise via le Pakistan, a provoqué une chute des prix du pétrole et une hausse des contrats à terme sur actions américains, les investisseurs intégrant une désescalade potentielle. La proposition inclurait le démantèlement du programme nucléaire iranien, la fin de son soutien aux groupes régionaux par procuration et la réouverture de la voie navigable vitale du détroit d'Ormuz. En réponse aux signaux diplomatiques, le président Trump a suspendu les frappes prévues sur les centrales électriques iraniennes jusqu'à vendredi.
La volatilité du pétrole persiste alors que le Brent se maintient au-dessus de 100 dollars
L'optimisme initial du marché s'est avéré de courte durée, des déclarations contradictoires alimentant l'incertitude. Alors que le président Trump affirmait des progrès dans les négociations, les responsables iraniens ont nié que des pourparlers directs aient lieu, reconnaissant seulement la réception de messages par l'intermédiaire d'intermédiaires. Cette confusion, combinée aux frappes aériennes israéliennes continues sur l'Iran et le Liban, a provoqué des fluctuations des prix du pétrole. Après avoir brièvement chuté sous les 100 dollars le baril lundi pour la première fois en deux semaines, le Brent brut, la référence mondiale, est remonté à 101,5 dollars le baril mardi. Cette brusque variation des prix reflète le scepticisme des investisseurs quant à l'imminence d'un accord tangible alors que les opérations militaires se poursuivent.
Les retombées économiques frappent l'Europe alors que le conflit entre dans sa quatrième semaine
Les dommages économiques de la guerre deviennent de plus en plus visibles au-delà des marchés de l'énergie. De nouvelles données d'enquête de mars montrent que la confiance des entreprises en Europe a chuté, l'indice des directeurs d'achat (PMI) pour le Royaume-Uni et la zone euro tombant à des plus bas de plusieurs mois. S&P Global a noté que les données "sonnaient l'alarme de la stagflation" alors que les coûts des entreprises augmentaient au rythme le plus rapide depuis plus de trois ans. La pression s'accentue également sur les gouvernements du monde entier, les Philippines déclarant une urgence énergétique nationale pour gérer les perturbations de l'approvisionnement. Aux États-Unis, United Airlines a averti que les prix des billets pourraient devoir augmenter de 20 % pour couvrir les coûts de carburant élevés si les prix du pétrole restent élevés.