Les fonds «long-only» effectuent une liquidation record de 9,6 milliards de dollars
Le 20 mars, les fonds «long-only» ont réalisé une vente nette historique de 9,6 milliards de dollars d'actions, la plus importante vente quotidienne enregistrée par Goldman Sachs depuis qu'elle a commencé à suivre ces données en 2022. La firme a classé cette chute comme un «événement à 5 sigmas», soulignant son extrême rareté. La vente était généralisée, les secteurs de la technologie, des médias et des télécommunications (TMT), de la consommation et de l'industrie connaissant les sorties les plus significatives. En revanche, les fonds spéculatifs ont agi comme des acheteurs nets marginaux, absorbant environ 750 millions de dollars en actions, ce qui met en évidence la pression de vente concentrée des gérants de fonds «long-only».
L'exode institutionnel a été reflété sur le marché de détail. Selon JPMorgan, les flux totaux d'investisseurs particuliers ont chuté de 43% depuis le début du conflit en Iran, montrant une grave crise de confiance. Pour la semaine se terminant le 18 mars, les flux sont tombés à 5,7 milliards de dollars, bien en dessous de la moyenne hebdomadaire sur 12 mois de 7 milliards de dollars. Ce retrait de la stratégie populaire d'«achat à la baisse» est attribué aux prix élevés du pétrole et à l'érosion des gains de portefeuille accumulés plus tôt dans l'année. Malgré ce retrait généralisé, les investisseurs particuliers continuent d'allouer des capitaux aux tendances thématiques telles que les centres de données IA et l'électrification.
Le gamma négatif expose le marché à des baisses amplifiées
La structure du marché est maintenant dans un état précaire. Goldman Sachs avertit que les teneurs de marché détiennent une position de «gamma négatif», ce qui signifie que toute nouvelle baisse les obligera à vendre en période de faiblesse et amplifiera ainsi le déclin. La firme estime qu'une simple baisse de 1,5% du marché augmenterait l'exposition au gamma court des teneurs de marché d'environ 50 milliards de dollars. La variable clé reste la géopolitique, la direction du marché dépendant de la question de savoir si l'Iran continue d'exercer une pression via le détroit d'Ormuz. Les analystes préviennent qu'historiquement, les nouvelles de pourparlers de cessez-le-feu ont servi d'opportunité pour réduire l'exposition plutôt que de signal d'achat.