Frappe iranienne endommage la flotte de ravitaillement américaine sur une base saoudienne
L'Iran a lancé une attaque de missiles et de drones le 27 mars, frappant la base aérienne Prince Sultan en Arabie Saoudite et endommageant plusieurs avions ravitailleurs militaires américains, selon un rapport du Wall Street Journal. Cette frappe marque une escalade significative dans le conflit en cours au Moyen-Orient. Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) de l'Iran a ensuite revendiqué la responsabilité, déclarant que l'attaque faisait partie de son opération de représailles « Promesse Fidèle 4 » et avait été exécutée avec des « missiles balistiques avancés ».
La base aérienne Prince Sultan sert de hub logistique et opérationnel essentiel pour les forces américaines dans la région. Le ciblage d'actifs de grande valeur comme les avions ravitailleurs démontre un effort calculé pour perturber les capacités militaires américaines et projeter la force à travers la péninsule arabique.
Une campagne plus large a dégradé 13 bases américaines
Cette dernière attaque n'est pas un incident isolé mais fait partie d'une campagne iranienne soutenue qui a gravement dégradé l'infrastructure militaire américaine à travers le Moyen-Orient. Selon les rapports, des frappes ont rendu 13 bases américaines dans la région « largement inhabitables », forçant un changement stratégique vers une forme de « guerre à distance ». Le personnel américain a été dispersé dans des installations temporaires, y compris des hôtels et des bureaux, afin de réduire la vulnérabilité.
D'autres bases ont également subi de lourds dommages. Des installations au Koweït, notamment le port de Shuwaikh et la base aérienne Ali Al Salem, ont vu leurs centres opérationnels et leurs systèmes de carburant touchés. Au Qatar, une frappe sur la base aérienne d'Al Udeid a endommagé un système radar d'alerte précoce clé, tandis qu'une attaque de drones à Bahreïn a touché l'équipement de communication du quartier général de la Cinquième Flotte américaine. Cette dégradation systématique des sites militaires établis remet en question la durabilité à long terme de la présence américaine dans la région.
L'or chute de 15% en mars, le pétrole atteint 110 dollars
L'intensification du conflit a déclenché des réactions vives et inhabituelles sur les marchés mondiaux. L'or, généralement un actif refuge en période de turbulence géopolitique, a rompu avec les conventions. Son prix a chuté de 15% tout au long du mois de mars, y compris une baisse de 2% en une seule journée vendredi. L'analyse du marché suggère que les investisseurs liquident leurs positions en or et transfèrent leurs capitaux vers le pétrole brut, pariant sur des perturbations de l'approvisionnement.
Cette rotation a ramené les prix du Brent à 110 dollars le baril. Les ondes de choc financières ont également eu un impact sur les marchés des devises, le roupie indien se dépréciant à un plus bas historique proche de 94,80 contre le dollar américain. L'instabilité a également provoqué une fuite de capitaux significative, avec plus de 13 milliards de dollars retirés des marchés indiens par les investisseurs de portefeuille étrangers rien qu'en mars.