Les actions des services pétroliers de Hong Kong gagnent plus de 10%
Les craintes d'une perturbation prolongée des approvisionnements énergétiques mondiaux ont fait grimper les actions des équipements pétroliers et gaziers cotées à Hong Kong le 13 mars. SPT Energy (02178.HK) a mené les gains, clôturant en hausse de 10,71%, tandis que ses pairs Shandong Molong (00568.HK) et CNOOC Oilfield Services (01033.HK) ont progressé de 5,26% et 2,70% respectivement. Ce mouvement fait suite à une déclaration du nouveau Guide Suprême iranien, Mojtaba Khamenei, selon laquelle le détroit d'Ormuz — un point de passage critique pour près de 20% de l'approvisionnement pétrolier quotidien mondial — doit rester fermé.
Le pétrole se maintient au-dessus de 100 dollars, créant des gagnants et des perdants dans la vente au détail
Cette posture géopolitique a poussé les prix du Brent au-dessus de 100 dollars le baril pour la première fois depuis 2022, marquant une augmentation d'environ 40% depuis le début du conflit. Les coûts énergétiques élevés persistants créent des gagnants et des perdants clairs sur le marché. Dans le secteur de la vente au détail américain, les investisseurs favorisent les entreprises axées sur la valeur comme Walmart (WMT) et Costco (COST), anticipant que les consommateurs se tourneront vers les produits essentiels. Inversement, les actions plus exposées aux dépenses discrétionnaires ont été pénalisées. Les actions de Target (TGT) ont chuté de 3,83% cette semaine, tandis que Dollar General (DG) a reculé de 7,23% alors que les investisseurs évaluent l'impact des budgets des ménages plus serrés et des coûts de carburant plus élevés sur sa clientèle rurale.
Les analystes prévoient une perturbation prolongée alors que l'Iran promet des pressions
Le marché intègre une crise prolongée, une vision renforcée par les déclarations officielles. Le 12 mars, Khamenei a qualifié la fermeture du détroit d'"outil de pression sur l'ennemi", signalant l'intention de l'Iran d'exploiter cette perturbation. L'Agence Internationale de l'Énergie (AIE) a qualifié la situation de "plus grande perturbation de l'approvisionnement dans l'histoire du marché pétrolier mondial." Même une libération coordonnée de 400 millions de barils des réserves internationales n'a guère contribué à calmer les prix, conduisant les analystes de Stifel à déclarer que le pétrole à 200 dollars est "plus impensable". Cela suggère que la volatilité des prix de l'énergie et des actions associées persistera tant que le détroit d'Ormuz restera une voie de navigation contestée.