Goldman prévoit une croissance des bénéfices de 12% poussant le S&P 500 à 7 600 points
Goldman Sachs prévoit que le S&P 500 pourrait atteindre 7 600 points d'ici la fin de 2026, réaffirmant une perspective haussière pour les actions américaines basée sur de solides bénéfices des entreprises. Lors d'entretiens les 10 et 16 mars, le stratège en chef des actions américaines, Ben Snider, a confirmé les prévisions de la firme d'une croissance des bénéfices de 12% pour l'indice en 2026. Cette croissance devrait être le principal moteur du marché, plutôt qu'une expansion des multiples. Le multiple cours/bénéfice prévisionnel du S&P 500 s'est déjà contracté de 22 à environ 20 fois les estimations consensuelles, un niveau que Goldman Sachs juge raisonnable compte tenu des taux d'intérêt bas et de la forte rentabilité des entreprises.
Le boom des investissements dans l'IA alimente 40% de la croissance du BPA du S&P 500
Le boom de l'intelligence artificielle est le moteur principal derrière les prévisions optimistes de bénéfices, devant contribuer à 40% de la croissance du bénéfice par action du S&P 500 cette année. Cette flambée est alimentée par des dépenses d'investissement massives de la part d'hyperscalers comme Amazon Web Services, qui devraient dépenser collectivement 670 milliards de dollars en 2026. Ces dépenses se traduisent directement en revenus pour les entreprises des secteurs de l'infrastructure IA et des semi-conducteurs. Snider note que le marché n'en est qu'aux premiers stades du cycle de l'IA, 70% des entreprises du S&P 500 mentionnant l'IA lors des conférences téléphoniques sur les résultats, mais seulement 1% quantifiant son impact direct sur les bénéfices.
Je veux voir des preuves que tous ces investissements en IA vont se transformer en revenus et bénéfices liés à l'IA. Pour moi, c'est la plus grande question actuelle pour les investisseurs en actions américains.
— Ben Snider, Stratège en chef des actions américaines chez Goldman Sachs
Les conflits géopolitiques représentent un risque de baisse de 19%
Malgré les prévisions positives, Goldman Sachs met en garde contre des risques macroéconomiques importants. Une perturbation grave des approvisionnements en pétrole résultant du conflit au Moyen-Orient pourrait déclencher une baisse de près de 19% du S&P 500. Cette incertitude accrue représente un risque clé pour les valorisations boursières et l'activité économique. Pour naviguer dans ce paysage, Snider a identifié des secteurs avec des perspectives de croissance fortes et non cycliques. Il a mis en avant l'énergie solaire, qui bénéficie de la demande croissante d'énergie de l'IA et de la hausse des prix du pétrole, et la cybersécurité, qui affiche une croissance robuste des bénéfices même si l'industrie logicielle plus large s'est affaiblie.