L'Iran durcit sa position, poussant l'or au-delà de 5 000 dollars
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient se sont intensifiées le 17 mars après que le Président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que l'Iran n'accepterait plus un cycle de « guerre-trêve-négociation ». Dans une interview, Ghalibaf a affirmé que l'Iran apporterait une « réponse décisive » à toute menace et a déclaré que ses systèmes de missiles avaient été améliorés, les rendant difficiles à cibler. Cette rhétorique intransigeante a injecté une nouvelle incertitude sur les marchés, provoquant une fuite vers les valeurs refuges. L'or au comptant s'est raffermi de 0,1 % à 5 007,61 dollars l'once, tandis que les contrats à terme sur l'or américain pour livraison en avril ont grimpé de 0,2 % à 5 011,70 dollars.
La force du dollar a pesé sur la performance antérieure de l'or
Le récent rebond de l'or marque un revirement par rapport aux deux semaines précédentes. Malgré l'escalade des échanges militaires et les prix du pétrole brut dépassant la barre des 100 dollars, les prix de l'or avaient initialement glissé. Cette évolution des prix contre-intuitive a été motivée par plusieurs facteurs. Un dollar américain fort, lui-même une valeur refuge traditionnelle, a pesé sur le métal libellé en dollars, le roupie indien atteignant un nouveau plus bas historique de 92,3475 contre le billet vert. En outre, certains investisseurs ont liquidé leurs avoirs en or pour couvrir les appels de marge dans d'autres classes d'actifs, tandis que d'autres ont pris leurs bénéfices après le fort rallye de l'or en 2025.
Les craintes de stagflation augmentent alors que les prix du pétrole exercent une pression
L'impact économique du conflit s'étend bien au-delà des métaux précieux, soulevant des préoccupations quant à un environnement stagflationniste. La flambée du WTI brut, qui a brièvement dépassé 119 dollars le baril, exerce une pression inflationniste alors que l'économie américaine montre des signes de faiblesse, n'ayant progressé que de 0,7 % au quatrième trimestre 2025. Cette dynamique a frappé les marchés boursiers, le S&P 500 passant sous son niveau de support de 6 800 points. L'industrie aérienne a été particulièrement touchée, l'action American Airlines (AAL) chutant de 25,75 % alors que les investisseurs évaluent le double impact de la hausse des coûts du carburant et de la baisse potentielle de la demande de voyages.