L'Allemagne déclare la guerre en Iran illégale, infléchissant la politique de l'UE
Dans un pivot diplomatique significatif, le président allemand Frank-Walter Steinmeier a déclaré le 24 mars que la guerre initiée par les États-Unis et Israël contre l'Iran constitue une violation du droit international. Cette déclaration, prononcée lors d'un discours au ministère allemand des Affaires étrangères, marque une rupture définitive avec la réticence antérieure du gouvernement allemand à condamner l'action militaire. Ce changement de position de la plus grande économie d'Europe introduit des frictions substantielles au sein de l'alliance occidentale, pouvant potentiellement saper la coordination politique et accroître l'incertitude géopolitique au Moyen-Orient.
Le Brent dépasse les 104 dollars alors que les espoirs diplomatiques s'évanouissent
Les marchés mondiaux de l'énergie ont réagi avec une forte volatilité aux signaux diplomatiques changeants. Le prix du Brent, la référence internationale du pétrole, a fluctué de manière spectaculaire alors que les traders évaluaient les ouvertures de paix par rapport à l'escalade du conflit. Après être tombé de près de 113 dollars à environ 97 dollars le baril lundi suite aux rapports de négociations potentielles entre les États-Unis et l'Iran, le prix est remonté au-dessus de 104 dollars. L'optimisme initial avait également alimenté un rallye de soulagement sur les marchés actions, avec le Dow Jones Industrial Average gagnant 1 076 points, soit 2,4 %, et le S&P 500 ajoutant 2,1 %. Cependant, la déclaration de l'Allemagne a depuis tempéré ce sentiment, soulignant la vulnérabilité du marché aux chocs géopolitiques émanant de la région, en particulier concernant le détroit d'Ormuz, une voie maritime essentielle.
Les risques d'inflation de l'UE augmentent avec la flambée de 35% des prix du GNL
Les retombées économiques du conflit frappent directement l'Europe, menaçant de freiner sa croissance et d'alimenter l'inflation. La Banque centrale européenne a déjà averti que le choc énergétique nuirait à l'économie de la zone euro. Ces craintes ont été validées par le bond de 35 % des prix du gaz naturel liquéfié (GNL) européen jeudi, reflétant la forte dépendance du continent aux importations de gaz de la région du Golfe. Le chef de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol, a amplifié ces préoccupations, décrivant la situation comme un grave danger pour l'économie mondiale.
L'économie mondiale fait face à une menace majeure, majeure à cause de la guerre en Iran.
— Fatih Birol, Chef de l'Agence internationale de l'énergie.