Genco rejette l'offre de 23,50 $ en raison d'une sous-évaluation
Genco Shipping & Trading (NYSE: GNK) a formellement rejeté une proposition de rachat révisée et entièrement en espèces de Diana Shipping (NYSE: DSX), jugeant l'offre de 23,50 $ par action insuffisante. Le conseil d'administration de Genco a déclaré que l'offre, une augmentation par rapport à une offre originale de 20,60 $ en novembre 2025, sous-évalue considérablement l'entreprise. Genco a souligné une estimation moyenne de la valeur d'actif net (VAN) des analystes de 25,10 $ par action, ce qui est bien supérieur à l'offre de Diana du 6 mars. Le conseil a rejeté l'affirmation de Diana d'une prime de 31 %, arguant qu'elle était basée sur un cours boursier obsolète avant que le marché du vrac sec ne se renforce et que la performance de Genco ne s'améliore, y compris un dividende de 0,50 $ par action au T4 2025.
La « braderie » de 16 navires sous surveillance
Un point central de discorde est l'accord préétabli de Diana pour vendre 16 navires de Genco à Star Bulk Carriers (Nasdaq: SBLK) pour 470,5 millions de dollars en cas d'acquisition réussie. La direction de Genco a qualifié cela de « braderie », affirmant que les navires étaient évalués à un rabais global de 14 % par rapport aux valorisations moyennes des courtiers. Dans une lettre, la direction de Genco a souligné des exemples spécifiques de cette sous-évaluation. Le Newcastlemax Genco Valkyrie, construit en 2020, était évalué à 66 millions de dollars, soit 12 % de moins que sa valorisation de courtier de 75 millions de dollars. D'autres navires comme le Genco Constantine et le Genco Enterprise étaient évalués avec des décotes encore plus importantes de 17 % et 24 % respectivement. Genco soutient que cet accord parallèle prive ses actionnaires de la pleine valeur de sa flotte moderne.
Diana intensifie le conflit en bataille pour le contrôle
Son offre amicale ayant été rejetée, Diana Shipping réoriente désormais sa stratégie vers une prise de contrôle hostile. Le 20 mars, Diana, qui détient déjà une participation de 14,8 % dans Genco, a annoncé son intention de procéder à une lutte par procuration. La société nommera sa propre liste d'administrateurs indépendants pour être élus au conseil d'administration de Genco lors de la prochaine assemblée annuelle. Cette démarche transforme le différend de fusions-acquisitions en une bataille directe pour le contrôle de l'entreprise, créant une incertitude significative pour les actionnaires alors que les deux parties se préparent à un combat prolongé et probablement coûteux pour l'avenir de l'entreprise.