La Fed relève ses prévisions d'inflation pour 2026 à 2,7 %
Les responsables de la Réserve fédérale s'attendent désormais à ce que l'inflation reste plus élevée plus longtemps, selon le dernier résumé trimestriel des projections économiques publié mercredi. Les décideurs ont révisé leurs prévisions pour l'indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) global, s'attendant à ce qu'il termine 2026 à 2,7 % en glissement annuel, une augmentation par rapport aux 2,4 % prévus en décembre. La prévision de l'inflation PCE de base, qui exclut les coûts volatils de l'alimentation et de l'énergie, a également été relevée de 2,5 % à 2,7 %. Cet ajustement indique que la banque centrale anticipe un chemin plus semé d'embûches pour revenir à son objectif de 2 %, suggérant que la politique monétaire pourrait rester stricte.
L'ETF immobilier gagne 5,5 % en tant que couverture contre l'inflation
La perspective d'une inflation soutenue pose un risque significatif pour les retraités, qui sont plus vulnérables à la hausse des coûts. Les personnes âgées de 75 ans et plus, par exemple, consacrent en moyenne 16 % de leur budget aux soins de santé, un secteur sujet à une forte inflation. Dans cet environnement, les actifs réels s'avèrent être des couvertures efficaces. La valeur des propriétés et les revenus locatifs ont tendance à augmenter avec les prix à la consommation, protégeant ainsi les rendements des investissements. Cette tendance est évidente dans la performance actuelle du marché, où le fonds négocié en bourse State Street Real Estate Select Sector SPDR (XLRE) a rapporté 5,5 % cette année, tandis que l'indice S&P 500 plus large a diminué de près de 2 %.
Le portefeuille classique 60/40 offre un amortisseur de volatilité
Pour les investisseurs recherchant un équilibre entre croissance et stabilité, le portefeuille traditionnel composé de 60 % d'actions et de 40 % d'obligations reste une base solide. Ce mix d'allocation est conçu pour atténuer la volatilité plus efficacement qu'une stratégie tout actions. Selon l'analyse de Morningstar, pendant la période d'hyperinflation du début des années 1970, un portefeuille 60/40 a connu une baisse de 39 %, significativement moins que la chute de 52 % observée sur le seul marché boursier. Bien que certains experts préconisent désormais un mix modifié 50/30/20 incluant des alternatives, le principe fondamental de la diversification demeure. Dans ce cadre, une petite allocation allant jusqu'à 5 % dans un actif liquide comme l'ETF SPDR Gold Shares (GLD) peut également servir de réserve de valeur et apporter une réassurance psychologique contre les fortes baisses de marché.