L'économie irlandaise se contracte de 3,8%, entraînant la croissance de la zone euro à la baisse
La croissance économique de la zone euro au dernier trimestre de l'année dernière a été plus faible que ce qui avait été initialement calculé, selon les données révisées d'Eurostat. Le produit intérieur brut de la zone monétaire n'a augmenté que de 0,2%, une révision à la baisse par rapport aux 0,3% signalés en février. La totalité de cette révision provient d'un net et inattendu ralentissement en Irlande, dont l'économie s'est contractée de 3,8% au cours du trimestre. Ce chiffre a significativement dépassé l'estimation initiale d'une baisse de 0,6%, soulignant la volatilité introduite par les grandes entreprises multinationales qui dominent sa production économique.
Croissance annuelle maintenue à 1,5% malgré le revers trimestriel
Malgré une fin d'année plus faible, la performance économique de la zone euro pour l'ensemble de l'année 2025 est restée inchangée, avec une croissance totale du PIB maintenue à 1,5%. Les données ont également révélé des poches de résilience, la consommation privée, les dépenses publiques et les investissements ayant tous connu une forte croissance au quatrième trimestre. Cependant, le commerce a pesé sur l'activité globale. En contraste frappant avec sa performance trimestrielle, l'économie irlandaise a enregistré l'une des expansions les plus rapides au monde pour l'ensemble de l'année, son PIB en 2025 terminant 12,3% plus haut qu'en 2024.
Les risques externes pèsent sur les perspectives de croissance future
Les décideurs politiques surveillent désormais les menaces externes qui pourraient freiner la croissance future. Les responsables de la Banque centrale européenne ont noté que la persistance de prix élevés du pétrole et du gaz, liés au conflit au Moyen-Orient, constituerait un frein pour l'économie. Bien que les analystes de Capital Economics ne pensent pas que cela suffira à faire basculer le bloc dans une récession, ils prévoient que la croissance globale ralentira à environ 1% cette année. La pression inflationniste des prix de l'énergie a conduit les investisseurs à anticiper au moins une hausse des taux d'intérêt de la BCE cette année, bien que les banquiers centraux aient signalé qu'aucun mouvement immédiat n'était probable.