L'UE promet des représailles face à la nouvelle enquête américaine de la Section 301
L'Union européenne a mis en garde les États-Unis, déclarant le 12 mars qu'elle répondrait "résolument et proportionnellement" si une nouvelle enquête commerciale américaine violait leur accord bilatéral de juillet 2025. Cet avertissement de la Commission européenne conteste directement la légalité d'une enquête en vertu de la "Section 301" initiée par le Représentant américain au commerce le 11 mars. Cette escalade injecte une incertitude significative dans la relation commerciale transatlantique, qui avait été stabilisée par l'accord de 2025.
Cet accord stipulait que les États-Unis imposeraient un tarif de 15% sur la plupart des marchandises de l'UE en échange de la suppression par le bloc des droits de douane sur les produits industriels américains et de l'octroi d'un accès favorable aux fruits de mer et produits agricoles américains. La réaction vive de l'UE survient tout juste une semaine après que son commissaire au commerce, Maros Sefcovic, a déclaré le 5 mars avoir reçu des assurances des responsables américains que l'accord serait honoré, signalant une détérioration rapide et inattendue de la diplomatie commerciale.
Les États-Unis lancent une vaste enquête ciblant 16 économies
L'enquête américaine ne se limite pas à l'Europe ; elle vise les pratiques industrielles et commerciales de 16 économies au total, y compris de grands partenaires commerciaux comme la Chine, le Japon, l'Inde et le Mexique. L'enquête couvre des secteurs critiques tels que l'acier, l'automobile, les semi-conducteurs et les modules solaires, examinant ce que les États-Unis appellent des "pratiques étrangères déloyales" qui contribuent à la surcapacité manufacturière mondiale. Cette action représente un pivot stratégique de l'administration Trump pour trouver de nouvelles voies légales afin d'imposer des restrictions commerciales.
L'enquête de la Section 301 fait suite à une décision de la Cour suprême du 20 février qui a annulé l'autorité du président d'imposer des tarifs étendus en vertu des pouvoirs économiques d'urgence. En réponse, l'administration a déjà mis en œuvre un tarif temporaire de 10% sur toutes les importations pendant 150 jours, à compter du 24 février, en vertu d'une autre loi. L'enquête de la Section 301 crée désormais un processus formel, bien que plus lent, pour imposer des droits de douane ciblés si les enquêtes, qui devraient se conclure en juillet, trouvent des preuves de pratiques nuisibles au commerce américain. Cela établit un calendrier pour une perturbation potentielle du marché et donne aux investisseurs des raisons de s'inquiéter dans plusieurs secteurs mondiaux.