L'UE renforce l'accord commercial avec une clause d'expiration en mars 2028
Le Parlement européen avance le 26 mars 2026 avec un vote décisif sur un accord commercial transatlantique, mais seulement après avoir intégré des garanties significatives pour protéger ses intérêts. Les législateurs ont ajouté plusieurs dispositions clés à l'accord initialement conclu en 2025, notamment une date d'expiration automatique pour les réductions tarifaires de l'UE en mars 2028. Les termes révisés lient également toute réduction tarifaire sur les produits en acier et en aluminium directement à des réductions équivalentes de la part des États-Unis, une mesure destinée à faire respecter la réciprocité.
Ces changements reflètent les préoccupations européennes profondes concernant la politique commerciale erratique de l'administration Trump, qui avait déjà provoqué le report du vote à deux reprises. Alors que le commissaire européen à l'économie, Valdis Dombrovskis, a fait valoir que l'accord offrait une prévisibilité essentielle, les législateurs influents restent sceptiques. Le député européen français Pascal Canfin a exprimé une forte opposition, déclarant que la valeur de l'accord était la stabilité, et que s'il ne l'offrait plus, il n'y avait aucune raison de le soutenir.
Les États-Unis menacent de plus de tarifs alors que le taux de 15 % reste en suspens
Les États-Unis font pression sur l'UE pour qu'elle ratifie l'accord sans modifications, avertissant de conséquences économiques importantes. Andrew Puzder, l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'UE, a déclaré que ce serait une "faute professionnelle économique" pour le parlement de saboter l'accord et a menacé que l'Europe serait frappée par des tarifs accrus si l'accord échoue. L'accord original prévoyait un taux de tarif maximal de 15 % sur la plupart des importations de l'UE en échange de tarifs nuls sur les biens industriels américains, un terme que les critiques ont qualifié de "relativement unilatéral".
Ce vote à enjeux élevés intervient alors que l'UE diversifie activement ses relations commerciales, ayant récemment finalisé un accord de libre-échange avec l'Australie. Cette démarche met en lumière une stratégie européenne plus large visant à réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis. Puzder a intensifié la pression en suggérant que l'UE risquait également de perdre un accès favorable au gaz naturel liquéfié américain américain, liant directement le différend commercial à la sécurité énergétique de l'Europe à un moment de tension géopolitique accrue.