L'action CLF chute de 19 % après une perte annuelle de 1,4 milliard de dollars
Cleveland-Cliffs (NYSE: CLF) a enregistré une perte nette annuelle substantielle d'environ 1,4 milliard de dollars pour 2025, sur un chiffre d'affaires total de 18,6 milliards de dollars. Cette année difficile a été ponctuée par une perte nette GAAP de 235 millions de dollars au quatrième trimestre sur des revenus de 4,3 milliards de dollars, qui sont restés stables d'une année sur l'autre. Les investisseurs ont rapidement réagi à la sous-performance et aux faibles prévisions, provoquant une forte vente début février 2026. En une seule séance, le titre a chuté de près de 19 % alors que les résultats n'atteignaient pas les prévisions des analystes et pointaient vers une pression persistante sur les marges.
La faible demande automobile et les contrats érodent les marges
Les mauvais résultats financiers reflètent une combinaison de la faible demande des marchés finaux clés, en particulier le secteur automobile, et le frein des contrats de prix hérités qui ont comprimé les marges bénéficiaires. Bien que l'entreprise ait mis en place des mesures de discipline des coûts, son EBITDA ajusté pour l'année n'a été que légèrement positif, démontrant que les efficiences opérationnelles n'ont pas encore surmonté les dynamiques de marché difficiles. La pression persistante sur la rentabilité souligne les obstacles opérationnels fondamentaux auxquels l'entreprise a été confrontée tout au long de 2025.
La direction vise un redressement en 2026 avec une prévision de 17 millions de tonnes
Pour l'avenir, la direction de Cleveland-Cliffs a tracé une voie vers la stabilisation, prévoyant des volumes d'expéditions d'acier de 16,5 à 17,0 millions de tonnes nettes pour 2026. Cette prévision suggère une stabilisation de la demande et une amélioration du pouvoir de fixation des prix, en partie grâce à la résiliation d'un important contrat de fourniture de brames à faible marge qui a nui aux bénéfices de 2025. L'atteinte de ces objectifs pourrait améliorer l'effet de levier opérationnel et soutenir le retour à la rentabilité de l'entreprise. Bien que des niveaux d'endettement élevés restent une préoccupation, l'entreprise travaille activement à optimiser son empreinte de fabrication et à poursuivre des alliances stratégiques pour renforcer sa santé financière à long terme.